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La Poste continue à sous-estimer le mal-être des salariés

Huit cabinets d'expertise auprès des CHSCT (Aptéis, Aristée, Cedaet, Eretra, Ergonomnia, Indigo Ergonomie, Social Conseil, Odyssée) ont indiqué dans un communiqué le 2 février que la direction de La Poste continue de « sous-estimer » la « gravité de la dégradation des conditions de travail et de leur impact sur l'état de santé des agents de La Poste ».

lundi, 06 février 2017 | Actualités
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La lettre .info

Après avoir déjà tiré la sonnette d'alarme en octobre, ces huit cabinets renouvellent leurs inquiétudes à l'issue d'une rencontre le 27 janvier avec deux représentantes de la direction de La Poste, la directrice des ressources humaines, Sylvie François, et la directrice de la stratégie sociale et de la qualité de vie au travail, Florence Wiener. « Il nous semble que la gravité de la dégradation des conditions de travail et de leur impact sur l'état de santé des agents de La Poste n'est pas perçue ou reste sous-estimée.

Or, sans ce diagnostic initial, la recherche et l'élimination des causes profondes, structurelles, d'une telle dégradation continueront d'être éludées », déclarent les experts. Selon eux, la direction de La Poste ne remet pas en cause leurs analyses mais continue d'évoquer des cas « particuliers » et conteste « qu'elles puissent être généralisées à l'ensemble du groupe ».

Pourtant, rappellent-ils, « au cours des dizaines d'expertises réalisées par nos cabinets, nous avons été confrontés à des organisations aussi homogènes que délétères, nous avons rencontré des agents en détresse et des équipes désorientées ; nos expertises elles-mêmes se sont heurtées à des obstacles récurrents, souvent à des obstructions qui ne découlaient pas d'initiatives isolées d'encadrants locaux, mais bien d’une politique générale de La Poste ».