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Pour le retrait du plan de restructuration chez Sanofi

1200 salariés de Sanofi en manif à Paris

lundi, 08 octobre 2012 | Actualités
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La lettre .info

1.200 salariés de Sanofi ont défilé mercredi dans les rues de Paris pour protester contre le projet de réorganisation de leur entreprise qui menace plus de 900 emplois d’ici à 2015. La manifestation partie du le siège du groupe a rejoint dans l’après-midi les abords de l’Assemblée nationale.

Parmi les manifestants, 300 salariés toulousains et 150 Montpelliérains avaient fait le déplacement. Sur de nombreuses banderoles, les salariés avaient barré le nom de Sanofi pour le remplacer par « Sanofric ». Il règne une « atmosphère de journée de lutte, de détermination. Ce qui nous donne la pêche, ce sont les salariés qui sont mobilisés », s’est félicité Thierry Bodin pour la CGT. Au lendemain du succès de la manifestation de Paris, les Toulousains ont perpétué les « jeudis de la colère » observés depuis l'été, pour montrer que leur détermination était intacte, malgré la fatigue de la veille et les plus de 20 heures de voyage en car pour certains.

Convoqués à Gentilly (Val-de-Marne) pour une réunion du comité de groupe, les représentants syndicaux ont claqué la porte, après avoir demandé le « retrait pur et simple du plan ». Dans un communiqué, le président de Sanofi France, indique que le projet est « une réponse indispensable pour assurer la pérennité des activités en France » alors qu’en 2011, le groupe Sanofi a réalisé plus de 33 milliards d’euros de chiffre d’affaires et des bénéfices de près de 9 milliards.

Parvenus aux abords du Palais Bourbon, des représentants du personnel ont été reçus à l’Assemblée par Bruno Le Roux, président du groupe socialiste, et par son homologue du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, André Chassaigne (PCF). Les syndicats ont exprimé leur exigence de retrait du plan et le vote d’une loi empêchant toute suppression d’emploi à visée financière. « On a été compris, maintenant, on attend des actes, des mesures fortes car il y a urgence », a dit Thierry Bodin à l’issue de la réunion. Pour sa part, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, venu à la rencontre des manifestants près de l’Assemblée, a été interpellé par des salariés en colère.