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Premier conflit social pour la nouvelle ministre du Travail

A l'appel de l'intersyndicale du ministère du Travail (CGT-SUD-FO-FSU-CFDT-Unsa-CNT) plusieurs centaines d'agents se sont réunis le 18 mai au siège des Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi d'Ile-de-France à Aubervilliers dans le cadre d'une journée d'action nationale contre des suppressions de postes au lendemain de la prise de fonction de leur nouvelle ministre Muriel Pénicaud.

lundi, 22 mai 2017 | Actualités
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La lettre .info

En Ile-de-France, 49 sections d'inspection du travail vont être supprimées sur un total de 468. Les syndicats redoutent une « augmentation de la charge de travail » des inspecteurs, et au final « une baisse des contrôles des entreprises ». Outre les suppressions d'effectifs, les syndicats s'inquiètent du fait que de nombreux postes restent vacants et ne font l'objet « d'aucun recrutement ».


« Les agents du Ministère du travail, qui ont occupé les locaux de la Direccte d’Île-de-France depuis 15 heures cet après-midi, avec le soutien de leurs syndicats, ont constaté que la ministre ne comptait pas répondre à leur invitation, ni leur accorder un rendez-vous ultérieur », regrette la CGT dans un communiqué. « Face à cette fin de non-recevoir », les agents ont décidé de lever leur occupation mais ils « sont déterminés à amplifier leur action, jusqu’à ce que les suppressions prévues soient abandonnées et les postes pourvus en nombre suffisant », ajoute le syndicat.

Il dénonce une « conception du dialogue social qui en dit long sur les intentions du gouvernement ». Des rassemblements et débrayages étaient organisés dans d'autres Direccte à travers la France pour dénoncer une réorganisation des services du ministère annoncée début mai et qui prévoit « 150 suppressions de postes d'ici à 2018 », explique Julien Boeldieu, représentant CGT. « Cette annonce est survenue alors que depuis 2009, les effectifs ont déjà été réduits de près de 20 % », pour atteindre environ « 8 000 postes en équivalent temps plein » sur l'ensemble des services, a-t-il détaillé.