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La réduction du temps de travail : une idée d’avenir confortée par un rapport parlementaire

Au moment où la loi Macron passe devant les députés, préconisant notamment la dérégulation et l’extension du temps de travail au week-end, la petite musique portée par le rapport de la députée socialiste du Doubs, Barbara Romagan, gagne en puissance.

lundi, 26 janvier 2015 | Actualités
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La lettre .info

Que disait ce rapport, initié par l’Assemblée nationale, paru début décembre 2014 ? « La politique [des 35 heures] en faveur de l’emploi la plus efficace et la moins couteuse a été conduite depuis les années 1970. » A l’appui de la démonstration des chiffres significatifs croisés.

Ainsi l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) estime la création de postes liées à cette mesure à 320 000, contre 350 000 pour la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), représentant peu ou prou 18 % du total des emplois crées sous la période Jospin, soit de 1997 à 2002 (+3 et 4 % de Pib entre 1998 et 2001). Par comparaison, « la croissance économique encore soutenue (entre 2004 et 2007 de + 9 % sur les quatre ans) ne crée que 600 000 emplois marchands, donc la moitié moins d’emplois par point de PIB (+9,5 % de Pib sur 4 ans entre 2004 et 2007).

Le rapport réfute aussi l’argument des 35 heures responsables de la baisse de compétitivité des entreprises françaises. Le rapport affirme : « ce qui détermine, en effet, la compétitivité dans une économie, c’est l’évolution relative des coûts de la productivité. Or la productivité du travail [en France] a augmenté aussi rapidement que le coût salarial réel, de sorte que l’effet d’une hausse des salaires un peu plus rapide en France que dans la moyenne de la zone euro a été totalement compensée par des gains de productivité également plus rapides. »

Un rapport utile à sortir en cours de séance d’examen de la loi Macron.