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Relocalisations : bénéficier du « made in France » et fuir la hausse des salaires ?

La Direction générale de la compétitivité de l’industrie et des services (DGCIS) a étudié de près les motivations à la relocalisation récente de 30 entreprises françaises. Des projets qui engagent entre 30 000 à 40 millions d’euros.

mardi, 25 mars 2014 | Actualités
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La lettre .info

Il ressort de ces travaux que les entreprises désirent avant tout : améliorer leur logistique, la qualité de leur production et bénéficier de la bonne image de qualité du « Made in France ». Cependant, les logiques des choix ne sont pas identiques.


Les grands groupes procèdent, analyse la DGCIS, à des « relocalisations d’arbitrage », reviennent vers une main d’œuvre qualifiée tout en se rapprochant de leurs clients.
D’autres entreprises, déçus par le miroir aux alouettes des pays à bas salaires, souffrent des défauts de fabrication de leurs productions ainsi que de l’augmentation des coûts de transports et pour certaines de la contrefaçon. Elles pratiquent, selon la DGCIS, la « relocalisation de retour ».


Quant aux PME, souvent patrimoniales, elles décident de monter en gamme, une relocalisation qualifiée de « relocalisation de développement ».


Malgré tout, le panel étudié reste bien mince pour en tirer des conclusions plus générales. Reste cependant que la croissance des salaires dans les pays émergeants commence à peser pour les partisans du low-cost. Ainsi entre 2000 et 2011, les salaires ont augmenté de 25 % pour l’ensemble du monde et doublé en Asie, contre une hausse de 5 % dans les pays développés, pour la même période.


Si 83 % d’entre elles se sont installées à proximité d’un site existant, ces relocalisations n’influent pas encore sur l’emploi en France.


Sources : Le Figaro du 25/03/2014 ; Site de la DGCIS