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Retraites-chapeau : légales mais pas forcément morales

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Soulevée par la CGT à l'occasion de la nomination d'une nouvelle numéro deux du groupe d'énergie GDF-Suez, la question de la retraite chapeau dont bénéficiera Gérard Mestrallet à la fin de son mandat en mai 2016, a suscité l'embarras et la colère.

Vue de Bercy, c'est le niveau qui choque, mais pas le principe d'un régime collectif commun à quelque 300 cadres de GDF-Suez.

Selon le document de référence 2013 du groupe, Gérard Mestrallet percevra après son départ de la présidence de GDF-Suez, 831 641 euros par an au titre de sa retraite complémentaire.

Vue du côté des salariés, l'affaire fait vraiment tache dans un moment où l'on nous explique qu'il faut se serrer la ceinture. Le syndicat CGT de GDF- Suez a demandé jeudi « des comptes » au groupe gazier sur les « modalités de retraite hors de l'entendement » de M. Mestrallet.

« C'est un scandale de plus », a estimé Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT sur Europe 1 le 24 octobre. « Je souhaite que l'État mette son nez dans cette affaire et contraigne M. Mestrallet à renoncer à sa retraite-chapeau », a-t-il déclaré

Publié le lundi, 27 octobre 2014 dans Actualités