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Rupture conventionnelle : mettre fin aux licenciements déguisés

Une étude du ministère du Travail (Dares) rendue publique le 2 octobre montre que dans la plupart des cas la rupture conventionnelle est motivée par des conflits.

lundi, 07 octobre 2013 | Actualités
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La lettre .info

 Dans 81% des cas, les salariés évoquent plusieurs raisons qui les ont poussés à choisir la rupture conventionnelle. Mais la raison première qu'ils mettent en avant est celle des conflits (28%) principalement avec la hiérarchie, mais parfois aussi avec les collègues (4%). Ce sont ensuite les caractéristiques de l'emploi (situation géographique, horaires, salaire, pénibilité...).Lorsqu'on leur demande si en définitive ils diraient qu'ils ont été «contraints par leur employeur à quitter l'établissement», 29% répondent par l'affirmative. Les conclusions de cette enquête confirment les craintes exprimées par la CGT qui réclame « plus d’encadrement à l’égard de ce dispositif ». Les principales causes de ruptures sont liées à des problèmes avec les directions d’entreprises. Viennent ensuite, parmi les motifs de départ, les insatisfactions liées au salaire ou au contenu du travail (39%), 31% des salariés sondés désignent le changement de méthode de management comme étant la cause principale de leur départ de l’entreprise.
La CGT relève aussi que les ruptures conventionnelles entraînent dans une même entreprise d’autres départs ce qui peut supposer qu’en l’absence d’un tel dispositif, des mesures de licenciements et d’accompagnement auraient dû voir le jour. Enfin les salariés ayant contracté une rupture conventionnelle, retrouvent rarement un emploi puisque 60% d’entre eux déclarent être toujours à la recherche d’un emploi.
La CGT propose le remplacement de ce dispositif par la création d’un nouveau, prévoyant de nouveaux cas de démissions légitimes (indemnisées par l’assurance chômage) pour les situations où les salariés veulent réellement et librement partir de leur entreprise (pour changer de profession par exemple).