Menu

Près de deux salariés sur dix se disent proches du burn-out

Le ministère du Travail a chargé l'an dernier un groupe de travail composé d'experts, de médecins et de psychologues de "clarifier ce que recouvre le burn out", et faire des recommandations pour mieux prévenir ce syndrome, sans toutefois traiter des questions de reconnaissance et réparation.

mercredi, 14 janvier 2015 | Actualités
Imprimer

La lettre .info

Les conclusions de ce groupe de travail n'ont pas encore été publiées, mais une étude de l'institut Think pour Great Place to Work publiée le 7 janvier nous apprend que près de deux salariés sur dix (17%) se disent potentiellement en situation de burn out (arrêt de travail soudain à la suite d'un épuisement lié aux conditions de travail) ou à des niveaux de stress très importants pour eux-mêmes ou pour des proches. 31% disent être confrontés à ce problème dans leur entourage professionnel. Chez les managers, la part des salariés qui se disent proches du burn out atteint 24%.


On se souvient que début décembre 2014, une trentaine de députés de la majorité ont demandé dans une tribune publiée par le Journal du Dimanche que le burn out soit reconnu comme maladie professionnelle. Il serait plus que temps car selon l'étude de Great Place to Work, plus de la moitié des personnes interrogées (56%) indiquent que leurs conditions de travail et les pratiques d'encadrement ont évolué de manière négative ces trois dernières années, et seul un salarié sur deux affirme que son entreprise prend en compte le bien-être des salariés.


Enfin les  trois quarts des salariés (76%) disent ressentir personnellement les effets de la crise. Ils citent d'abord le niveau de rémunération qui stagne (62%), la charge de travail qui augmente (40%), l'ambiance dans l'entreprise qui se dégrade (39%) ou une augmentation du niveau de stress (38%).
L'enquête a été menée en ligne du 7 au 14 octobre auprès d'un échantillon représentatif de 1.000 salariés français issus d'entreprises et d'administrations, selon la méthode des quotas.