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S’endetter pour étudier ?

Commencer dans la vie avec un endettement de 10 000 euros est une perspective offerte par les banques qui lancent une grande offensive auprès des étudiants pour financer leurs études de plus en plus longues et… futurs clients.

lundi, 24 juin 2013 | Actualités
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La lettre .info

L’Unef et la CGT demandent une allocation d’études pour tous. Est-ce une concurrence déloyale ?

En 2009, 6,1 % des étudiants ont souscrits un prêt, selon l’Observatoire de la vie étudiante, pour une valeur moyenne comprise entre 9 et 10 000 euros à un taux variant de 1,9% à 4,5 %, sur 5 ans ,9 ans  voire 12 ans.  La stratégie des banques est simple : récupérer de futurs clients à leur entrée dans la vie active. En adossant ces prêts aux comptes des parents, qui s’engagent à rembourser l’emprunt, le risque des banques  tend vers 0 d’autant que certains emprunts sont garantis par l’Etat.

De là à imaginer que les universités indexent les frais d’inscription ne serait que mauvais esprit. L’Unef, demande « une vraie revalorisation des bourses » pour un volume de 200 millions d’euros « soit 100 000 nouveaux boursiers » affirme le syndicat étudiant. La Cgt quant elle revendique une allocation d’études pour tous ce que n’envisagerait pas « pour le moment » le Ministère de l’enseignement supérieur et de la Recherche.

Rassurons-nous, nous sommes loin des 1000 milliards de dettes des étudiants américains.