Menu

11 États de l'Union proposent un « socle européen des droits sociaux »

Onze pays de l'Union européenne (France, Luxembourg, Malte, Suède, Autriche, Allemagne, Portugal, Italie, République tchèque, Pays-Bas et Slovaquie) se sont entendus jeudi à Paris pour mettre en œuvre un « socle européen des droits sociaux » contre le dumping social, qui propose notamment un « salaire minimum » et une carte étudiante européenne.

lundi, 06 mars 2017 | Actualités
Imprimer

La lettre .info

Les ministres du Travail ou des Affaires sociales de 13 pays de l'UE ainsi que des représentants du Parlement européen, de la Commission européenne, la Confédération européenne des syndicats et du PSE, se sont réunis à Matignon pour une « conférence sociale » organisée par la France.

Onze d'entre eux  se sont accordés pour soutenir un « socle européen des droits sociaux ». La Roumanie et la Grèce, présentes, n'ont pas signé le texte qui servirait de plancher en-dessous duquel les 27 États membres de l'UE ne pourraient pas descendre, pour une « convergence sociale vers le haut », a déclaré le Premier ministre, Bernard Cazeneuve.

Dans une déclaration conjointe transmise à la Commission européenne, les pays signataires listent des propositions qu'ils s'engagent à défendre et qui seront abordées lors du sommet social européen en Suède, en novembre. Le texte demande que soit reconnu partout en Europe le droit à un salaire minimum. La France, elle, souhaite le fixer à 60 % du salaire médian national. Le texte plaide pour le « droit à la déconnexion des salariés », comme le prévoit la loi travail en France.