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Spectacle : pratiques amateurs ou travail dissimulé ?

La fédération CGT Spectacle s'est inquiétée mardi 15 mars sur la définition des pratiques amateurs dans le projet de loi sur la création qui va venir en deuxième lecture devant l'Assemblée.

lundi, 21 mars 2016 | Actualités
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La lettre .info

Elle dénonce ce qu'elle considère comme du "travail  gratuit et dissimulé" et reproche à la nouvelle ministre  de la Culture de vouloir "étendre à toutes les entreprises du spectacle vivant, dès lors que cela figure dans leurs statuts, la possibilité de contourner la présomption de salariat des artistes interprètes".

Pour la CGT il est concevable que des spectacles amateurs organisés par des associations puissent opérer une billetterie, dès lors qu'ils sont réputés non lucratifs et que la billetterie permet de prendre en charge le coût des spectacles et le fonctionnement des groupements d'amateurs.

En revanche elle note que "le projet de loi, aujourd'hui, prévoit qu'une part de cette billetterie, sans contrôle et défiscalisée, puisse générer des bénéfices juteux sur du travail gratuit".

La CGT Spectacle est à l'origine d'une pétition, en septembre dernier lors du début de l'examen du texte alertant sur une "régression considérable", aux conséquences "catastrophiques, pour des artistes déjà fortement précarisés". On estime que plus de dix millions de personnes en France sont concernées par la pratique amateur, très répandue dans le spectacle vivant.