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Stages : pour un plan national de lutte contre le travail au noir

A l'occasion de l'initiative organisée à La Défense par l'Ugict, la CGT, l'union régionale CGT Ile-de-France, le syndicat étudiant Unef et la CGT  des cadres, ingénieurs et techniciens ont réclamé un "plan national de lutte contre le travail au noir des stagiaires".

lundi, 22 juin 2015 | Actualités
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La lettre .info

"Il est inacceptable que le gouvernement ne garantisse pas aux stagiaires l’application de la loi du 10 juillet 2014, un an après son entrée en vigueur", dénoncent le syndicat étudiant et l'UGICT  dans un communiqué commun. "Le décret d’application instituant un nombre maximal de stagiaires par entreprise doit être publié d’urgence, avec une limitation du nombre de stagiaires à 5% des effectifs (1 stagiaire dans les entreprises de moins de 10 et 2 dans les entreprises de moins de 50)".

Ce sont en effet des dizaines de milliers d’emplois qui sont dissimulés par des stages, entraînant une fraude sociale massive et bouchant les possibilités d’insertion des jeunes diplômés.

L’UNEF et l'Ugict-Cgt demandent l'adoption d'urgence d'un "plan de lutte contre le travail au noir des stagiaires", qui permettrait notamment de saisir les rectorats pour contrôler que les stagiaires suivent bien des cursus de formation ou de faire "fermer et condamner les officines qui vendent des conventions de stages". Les deux organisations demandent aussi un renforcement des droits des stagiaires afin, par exemple, de limiter leur temps de travail à 35 heures par semaine.