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ST Microelectronics annonce 430 suppressions d'emplois en France

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Le groupe, dont les Etats français et italien détiennent chacun 13,77% du capital, a finalement tranché sur le sort de sa division Digital Product Group (DPG) en annonçant mercredi 27 janvier qu'il allait cesser le développement de nouveaux décodeurs.

Le fabricant franco-italien de semi-conducteurs va supprimer 1.400 emplois, soit à peu près la moitié des effectifs de la division DPG (dont 1.000 qui partiront cette année). En France, ce sont 430 emplois qui seront supprimés par des départs volontaires (150 dès cette année), tandis que 600 postes seront redéployés en interne. La CGT, deuxième syndicat dans l'entreprise en France, dénonce un "scandale social" et une "énorme aberration économique", demandant "où est la nouvelle stratégie".

"L'arrêt du numérique ne règlera aucun des problèmes de ST et entraînera les autres secteurs dans des difficultés plus grandes", estime le délégué CGT Marc Leroux. "L'arrêt du numérique ne règlera aucun des problèmes de ST et entraînera les autres secteurs dans des difficultés plus grandes", estime le délégué CGT.
Cette annonce est également "un scandale politique" pour la CGT "au vu des subventions publiques versées" et "le gouvernement s'est payé notre tête" car "il avait pris l'engagement d'une nouvelle stratégie avant toute mesure sociale", ajoute M. Leroux. L'Etat "a dû donner son accord pour ce plan. Il devra nous expliquer pourquoi lors de notre rencontre du 24 février", a renchéri la CFE-CGC.

STMicroelectronics estime que l'avenir des semi-conducteurs passe désormais par les applications pour l'automobile, l'industrie et l'internet des objets, et la direction a annoncé mercredi une réorganisation du groupe orientée vers ces marchés.

Publié le lundi, 01 février 2016 dans Actualités