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Suicides chez Renault

Une troisième famille demande réparation

lundi, 29 octobre 2012 | Actualités
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La lettre .info

La famille de Raymond D., troisième salarié de Renault à avoir mis fin à ses jours en l'espace de quatre mois courant 2006 et 2007, a demandé jeudi devant la justice que soit reconnue la «faute inexcusable» du constructeur automobile. Dénonçant «l'attentisme fou de Renault» après les deux précédents suicides, l'avocate de la famille D., Me Emmanuelle Boussard-Verrecchia, a estimé que «Renault aurait dû avoir conscience du danger, et ce d'autant plus que c'était le troisième».

Les supérieurs hiérarchiques du technicien «ont vu la dégradation de cet homme, son amaigrissement, son manque de sommeil», selon l'avocate.

«Raymond envoyait des mails à 4H00 du matin, il allait à Sandouville deux à trois fois par semaine», a-t-elle plaidé. «En fait, il est mort d'épuisement», a-t-elle conclu.