Menu

Plusieurs cas de suicides d'infirmier(e)s

Quelque cinq cas de suicides d'infirmiers ont été recensés cet été le 13 juin à Toulouse, le 24 juin au Havre, le 30 juin à Saint-Calais, de nouveau le 23 juillet l'une des cinq infirmières du service médical interprofessionnel de la région de Reims s'est donné la mort chez elle, et une deuxième infirmière de ce même service trois semaines plus tard.

lundi, 05 septembre 2016 | Actualités
Imprimer

La lettre .info

Cette macabre série jette une lumière crue sur les conditions de travail de ces professionnel(le)s. A l'occasion de l'un de ces drames (le suicide d'un cadre de santé à Saint-Calais) la Fédération CGT de la Santé et de l’Action Sociale a évoqué le courrier laissé par ce salarié pour expliquer son geste. Une lettre dans laquelle il rend responsables de son acte certains membres de la direction.

Pour la CGT Santé, « ce suicide est révélateur des tensions qui règnent dans le milieu hospitalier, touchant particulièrement les personnels d’encadrement qui placent l’éthique et la déontologie au-dessus des valeurs mercantiles. Ce nouveau drame intervient quelques semaines après ceux de Toulouse et du Havre où des professionnels de santé, particulièrement des infirmier-e-s, ont choisi de se donner la mort. Ils ne supportaient plus les pressions liées aux restructurations et réorganisations du travail, imposées dans les établissements de santé pour des raisons purement économiques.


En dépit du protocole d’accord sur la prévention des risques psychosociaux signé par le gouvernement et huit organisations syndicales de la Fonction publique, aucune mesure concrète n’est appliquée à ce jour pour prévenir toutes les violences faites aux agents sur leur lieu de travail et pour lutter contre le harcèlement moral.


Le gouvernement se contente de proclamer des principes sans mettre en œuvre des actions fermes et concrètes ! Les mots ne suffisent plus. Il faut aujourd’hui combattre l’impunité.


La CGT souhaite que l’enquête conduite par l’IGAS à la demande du Ministère au CH de Saint Calais ne se limite pas aux seuls constats, mais que de réelles mesures soient prises, comme la loi l’impose, pour protéger les salarié.e.s, quels que soient leur statut et leur fonction. »