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Des milliers de suppressions d'emplois annoncées chez Areva

Le groupe Areva a annoncé jeudi 7 mai 2015 la suppression de 5.000 à 6.000 emplois dans le monde, dont 3.000 à 4.000 en France, impactant fortement les cadres.

lundi, 11 mai 2015 | Actualités
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La lettre .info

C'est en effet dans le cadre de son plan de redressement que le groupe Areva vise une réduction de ses frais de personnel "de l'ordre de 15% en France et de 18% au total au niveau mondial" via ces suppressions de postes, mais aussi des mesures de mobilité interne, de modération des rémunérations ou encore de réorganisation du temps de travail. 

Selon la direction, le plan porte plus particulièrement sur les fonctions support, corporate et siège, afin de préserver les compétences du groupe dans les activités nucléaires.

Il comporterait aussi une baisse significative des bonus variables d'environ 5000 cadres.

A la suite de cette réunion, CGT, CFDT, CFE-CGC, FO et Unsa ont dénoncé dans un communiqué commun "les efforts demandés aux seuls salariés sans ouvrir aucune perspective sur le maintien de la filière". "Seules les problématiques financières inquiètent nos dirigeants", déplorent les signataires, qui estiment que les mesures annoncées "ne sont pas à la hauteur des besoins importants de financement de l'entreprise, qui se chiffrent en milliards d'euros". Le ministère de l'Economie a indiqué dans une déclaration à l'AFP qu'il avait "demandé à Areva que tout soit mis en œuvre pour éviter des licenciements contraints".

Emmanuel Macron a précisé qu'il recevrait les syndicats du groupe le 22 mai. L'annonce de tant de suppressions d'emplois "nous a mis en colère", a déclaré à l'AFP Pascal Evariste, coordinateur CGT qui s'attendait à des réductions d'effectifs mais plutôt de l'ordre de "2.000, 2.500". 

"On a pris les choses à l'envers" en s'attaquant déjà aux emplois, alors qu'il n'existe "aucune solution industrielle pour l'instant", a-t-il relevé, en référence aux discussions en cours pour une cession totale de la branche Areva NP (réacteurs et ingénierie) à EDF, ou un rapprochement de l'ingénierie sous le contrôle d'EDF. Et à ce jour, "il n'y a rien de décidé" à ce sujet. 

"Taper sur les salariés ne solutionne en rien les problèmes du groupe", qui a accusé une perte nette de près de 5 milliards d'euros l'an dernier, a-t-il poursuivi.

Avec ces suppressions d'emplois, "on est en train de mettre à mal la filière", ajoute le coordinateur CGT.