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Une étude préconise une sur-cotisation, sur les contrats courts

Deux économistes de la Banque de France et du Trésor préconisent une sur-cotisation sur les contrats courts qui financerait une prime à l'embauche en CDI.

lundi, 09 janvier 2017 | Actualités
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La lettre .info

Selon une étude de Clémence Berson (Banque de France) et de Nicolas Ferrari (Direction générale du Trésor), dévoilée vendredi 6 janvier par les Echos, cette sur-cotisation permettrait de lutter contre la dualité du marché du travail, c'est-à-dire sa segmentation entre salariés en CDI et personnes alternant contrats temporaires et périodes de chômage.

Avec un tel dispositif, qui « s'inspire de la réforme de 2012 du marché du travail en Italie », la part de maintien en CDI à l'issue d'un CDD « augmente fortement » et « les recrutements en CDD sont légèrement moins nombreux », anticipent les auteurs qui se sont également penchés sur deux autres scénarios : l'introduction de cotisations dégressives selon l'ancienneté du contrat et une taxe sur les fins de contrat.

Ces deux mesures « inciteraient les employeurs à accroître la durée des emplois » et réduiraient nettement plus que le premier scenario « la part de contrats courts dans l'économie », mais « au prix d'une plus forte rigidité du marché du travail et d'une plus faible productivité », mettent en gardent les deux économistes. Ils leur préfèrent le scenario d'une sur-cotisation alliée à une prime, malgré un effet moindre sur les contrats courts, « de manière à préserver la flexibilité de ce marché »