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Travailler avec son ordi personnel en entreprise

Les salariés ont de plus en plus tendance à utiliser leurs propres ordinateurs, smart phones et aux autres tablettes au bureau. C’est la tendance  byod pour « bring your own device ». Un mélange des genres et des temps qui soulève de sérieuses de sécurité et de confidentialité.

mardi, 14 mai 2013 | Actualités
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La lettre .info

En 2012, la moitié des salariés apportaient leurs propres matériels (terminaux mobiles intelligents) au bureau et 71 % d’entre eux utilisaient aussi à titre professionnel des applications non mises à leur disposition par leurs employeurs. C’est ce que révèle une étude de Markess international cabinet spécialisé dans l’organisation des technologies du numérique.

Le développement de cette tendance, si elle correspond à un désir des salariés d’améliorer leurs conditions de travail et leur efficacité, soulève la question de l’adéquation des techniques et des objectifs, alors que 20 % des décideurs RH ne voient pas de projets innovants dans l’usage des technologies mobiles. Certaines entreprises, placées devant le fait accompli, entérinent la pratique, voire modifient le contrat de travail, d’autres mettent à la disposition des salariés un catalogue d’outils professionnels pouvant être utilisés à des fins personnelles.

Le premier enjeu de cette évolution est celui de l’équilibre du temps de vie professionnelle et de vie privée et les dérives de surcharge de travail en « off » ainsi que le « droit à la déconnexion ». Le second touche à la confidentialité des données, au droit de réserve. Enfin, et non des moindres, la question du piratage et des responsabilités du salarié met en évidence l’absence de cadre juridique précis dans ce domaine. Sans parler du vol ou de la casse du matériel ou encore de la maintenance et de l’entretien.
 
Les entreprises sont-elles encore tenues de fournir à leurs salariés les outils nécessaires à leur travail ? Dans le cadre de la recherche effrénée de la compétitivité, est-il encore saugrenu de se poser la question ?

A lire dans Entreprises et carrières n°1142 du 30 avril au 6 mai 2013.