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Les urgentistes maintiennent leur appel à la grève illimitée

En dépit de certaines avancées dans les discussions avec le ministère de la Santé, les urgentistes ont maintenu leur appel à la grève illimitée durant les fêtes.

lundi, 22 décembre 2014 | Actualités
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La lettre .info

« Le dialogue n'est absolument pas rompu » avec les conseillers de la ministre Marisol Touraine, a indiqué Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf), à l'origine du mouvement social avec la Fédération CGT de la santé.

« La grève est maintenue » lundi dans l'attente d'un engagement ferme du gouvernement. Les urgentistes du service public hospitalier veulent obtenir une réduction du temps de travail à 48 heures hebdomadaires, contre une soixantaine actuellement, ainsi que la valorisation de leurs heures supplémentaires au-delà de 39 heures.

Le ministère serait prêt à étendre un protocole appliqué à l'hôpital de Creil (Oise), d'après le président de l'Amuf. Il prévoit le paiement d'heures supplémentaires au-delà de la limite figurant dans le contrat de travail.

En revanche, le gouvernement ne cèderait pas sur l'harmonisation des rémunérations pour les gardes, autre revendication des grévistes, en raison d'un coût trop élevé, a précisé Patrick Pelloux.

Concernant la prise en compte de la pénibilité au travail, dernière revendication des urgentistes, Patrick Pelloux a affirmé qu'il n'y avait « pas de débat ». « La pénibilité est liée aux horaires de travail, donc notre revendication première porte sur une limitation de nos horaires: on nous bassine sur les 35 heures, mais il faudrait déjà appliquer la réglementation européenne qui limite le temps de travail à 48h » pour les hospitaliers, explique Christophe Prudhomme, porte-parole de l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf), mais aussi dirigeant de la CGT Santé.