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Le vieillissement actif passe par la solidarité intergénérationnelle

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Le chômage de masse frappe durement les plus jeunes et les plus anciens. De nombreux salariés ne sont plus en emploi lorsqu’ils atteignent l’âge de la retraite et parallèlement de nombreux jeunes, y compris des jeunes diplômés, ne trouvent pas d’emploi en rapport avec leurs qualifications.

Les partenaires sociaux européens lancent en 2016 des négociations sur le thème du vieillissement actif et de la solidarité intergénérationnelle.

    Cette solidarité intergénérationnelle est un choix de société.

Pour les anciens, les quelques années qui précèdent le départ à la retraite sont souvent stressantes et c’est une période où les salariés et notamment les cadres sont particulièrement exposés aux Risques Psycho Sociaux et aux «burn out». Face à ce qui est un véritable problème de santé publique, les entreprises, si elles veulent être socialement responsables, doivent cesser de « jeter » leurs salariés seniors mais adapter les organisations à leurs compétences et à leurs spécificités.

Il est également très important de tenir compte des aspirations individuelles des salariés en fin de carrière : certains aspirent à une réduction du temps de travail pour commencer à préparer leur départ du monde du travail dans les meilleures conditions, d’autres aspirent simplement à continuer à exercer pleinement une activité qui leur plait jusqu’à la fin de leur vie professionnelle.

La formation tout au long de la vie pour les ingénieurs et cadres ne doit pas les amener obligatoirement vers des fonctions de management ou de support mais doit permettre d'exercer des fonctions d'expertise jusqu'à la fin de carrière. Ces experts seniors, longtemps mal considérés, sont pourtant une vraie richesse pour les entreprises.

    Les anciens ont beaucoup à apporter aux plus jeunes, les jeunes ont aussi beaucoup à apporter aux anciens

L’autre aspect des négociations européennes porte sur la solidarité intergénérationnelle. On pense tout de suite à la notion de tutorat ou mentorat. Le mentorat, dont chacun reconnaît l'importance, ne doit pas être seulement technique mais doit aussi porter sur le management et permettre la transmission de la "culture d'entreprise". Il ne doit pas non plus se concevoir dans un seul sens car si les anciens ont beaucoup à apporter aux plus jeunes, les jeunes ont aussi beaucoup à apporter aux anciens, pour un meilleur épanouissement en deuxième partie de carrière.

Cette solidarité intergénérationnelle est un choix de société. Le travail est d’aujourd’hui trop concentré sur la tranche d’âge entre 35 et 50 ans. Beaucoup de cadres de cet âge sont dévorés par leur travail, font de nombreuses heures supplémentaires, se connectent soirs et week-end pour travailler. Alors que dans le même temps, leurs enfants, souvent plus diplômés, alternent emplois précaires sous-qualifiés et période de chômage. Cela n’est pas sain, ce n’est pas la société que nous voulons pour nos enfants.

Article à retrouver sur le blog d'Eurocadres en français et en anglais

Publié le lundi, 29 février 2016 dans Actualités