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Violences faites aux femmes au travail : il est urgent d'agir

A l’occasion de la journée mondiale contre les violences faites aux femmes, deux études sont venues confirmer l’urgence à agir pour faire cesser les violences sexistes et sexuelles au travail et dans la vie.

lundi, 28 novembre 2016 | Actualités
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La lettre .info

L’enquête du Conseil Supérieur de l’Egalité Professionnelle (CSEP), dans laquelle 74 % des femmes non cadres et 80 % des femmes cadres déclarent être victimes de sexisme au travail.

L’enquête VIRAGE, menée par l’Institut national d’études démographiques (INED) dans laquelle 14,5 % des femmes déclarent avoir été victimes de violences sexuelles au cours de leur vie (viol ou agression sexuelle) et 1,8 % des femmes déclarent que ces violences se sont déroulées sur leur lieu de travail.

Dans un communiqué, la CGT exige : 

- le déblocage de moyens humains et financiers pour garantir un accueil dédié dans les commissariats, développer l’offre de logement, renforcer les moyens des associations, augmenter le nombre et la formation des personnels sociaux et d’éducation et prendre gratuitement en charge les soins pour les femmes victimes et leurs enfants ;


- l’ajout d’un thème obligatoire de négociation dans l’entreprise sur les violences sexistes et sexuelles, pour mettre en place des mesures de prévention et de protection pour les victimes, que les violences soient commises par un autre salarié, usager ou client ou hors travail (conjugal…) ;


- l’obligation de mettre en place un lieu d’accueil et une procédure de signalement sur chaque lieu de travail ;
- une obligation de formation des managers, personnels RH et encadrants ;


- la protection du droit au travail des victimes, avec une protection contre le licenciement, un droit à la mutation, au changement de poste, à la réduction ou réorganisation du travail, la possibilité de démissionner sans préavis ou de suspendre son contrat de travail en bénéficiant des allocations chômage ;


- le lancement d’une grande campagne de sensibilisation contre les violences sexistes et sexuelles, le développement d’une éducation non sexiste, la lutte contre le sexisme dans les medias… ;


- l’adoption d’une norme Organisation Internationale du Travail (OIT) et d’une directive européenne contre les violences sexistes et sexuelles au travail et pour préserver les travailleuses des effets de violences intrafamiliales.


La CGT a participé aux rassemblements et manifestations aux côtés des associations féministes le 25 novembre, notamment à celle qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes de Bastille à République.