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En attendant... la reprise

En attendant... la reprise

Après la claque des élections départementales, l'exécutif ne pouvait rester dans une posture d'attente de la reprise censée valider les réformes engagées. Manuel Valls a donc dévoilé mercredi 8 avril un arsenal de mesures pour rallumer l'investissement privé. "Pour accélérer la reprise économique nous devons lever tous les blocages, agir sur tous les leviers. Et l'investissement est un levier essentiel", a dit le Premier ministre lors d'une conférence de presse à l'Elysée.

lundi, 13 avril 2015 | Billets de la semaine
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Et là encore, sans surprise, le gouvernement s'engage à un coup de pouce fiscal d'un montant de 2,5 milliards d'euros aux entreprises faisant des investissements industriels (machines, robots, etc.), s'ajoutant à 40 milliards de baisses de charges et d'impôts déjà consenties contre une promesse, mais sans engagements fermes de créer un million d'emplois. Les entreprises qui se lancent avant le 15 avril 2016 dans de gros achats pourront déduire de leur bénéfice imposable un montant équivalent à 140% au total à hauteur de leur investissement.

Des mesures évidemment saluées par le Medef qui voit « des initiatives positives qui ne doivent pas faire oublier que la véritable problématique est la poursuite du rétablissement des marges des entreprises ».

Pour faire bonne mesure et ne pas être accusé de faire de nouveaux cadeaux aux entreprises, Manuel Valls les a quand même rappelées à leurs engagements : "L’Etat a pris ses responsabilités et tenu son engagement en créant le CICE et le Pacte. Aux partenaires économiques de prendre les leurs, en mettant pleinement à profit leurs nouvelles marges de manœuvre pour investir et pour embaucher et en négociant dans toutes les branches des engagements pour l’emploi et la formation des jeunes. (...)"Je le dis une nouvelle fois: sur ce terrain le compte n’y est pas, l’effort est insuffisant dans trop de branches professionnelles", a insisté Manuel Valls.

Reste l'essentiel, il s'agit d'un nouveau cadeau au patronat tandis qu'on ne voit toujours « rien de concret pour les salariés, les retraités et les privés d'emplois ». (...) Le gouvernement s'entête dans la même logique de l'économie de l'offre développée par le président de la République depuis janvier 2014, alors que c'est la demande qu'il s'agit de relancer en augmentant les salaires, les minima sociaux et les retraites, en facilitant l'accès des PME aux crédits bancaires, et en investissant dans la recherche-développement et la formation » a réagi la CGT.