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Un long plaidoyer pro domo loin des attentes des Français

Elysée

La conférence de presse de François Hollande, jeudi 18 septembre était en quelque sorte un long plaidoyer ennuyeux et convenu au cours de laquelle le président de la République a tenté, fut-ce au prix d’un usage immodéré de l’anaphore « c’est pas facile », de justifier sa politique vis-à-vis des Français sans tenir compte de la réalité du vécu et des attentes de l'immense majorité de la population.

lundi, 22 septembre 2014 | Billets de la semaine
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La lettre .info

Englué dans les promesses qu’il a faites au patronat, il a tenté de « représidentialiser » sa posture avec la classique figure de « chef des armées » chargé de protéger notre sécurité. Soit, mais il en faut beaucoup plus pour faire oublier ces mois de renoncement et le virage social-libéral.

Alors François Hollande a fait un peu semblant de sermonner le patronat en lui demandant des engagements sur les aides publiques dont il bénéficie. Mais sans y croire… et en nous demandant de le juger in fine quand tout cela aurait produit ses effets.

Pour la CGT qui continue à demander des engagements concrets en préalable de l'obtention des aides prévues dans le Pacte de responsabilité, il n'est pas trop tard pour le faire. Mais la confédération craint  pour le modèle social français en matière de services publics, de santé et de protection sociale à propos du plan d'économies de 50 milliards d'euros, confirmé par le président.

Peu avant le discours présidentiel, le secrétaire général de la CGT avait exhorté Manuel Valls de ramener le patronat à la raison après les informations publiées par les Echos sur les prétentions du Medef qui souhaite évidemment revenir sur la durée légale du travail, ouvrir le travail du dimanche plus largement, mais aussi supprimer des jours fériés, ou encore créer un CDI de projet. Des revendications qui n’ont rien de nouveau, que Thierry Lepaon a qualifié de « ringardes » et d’un « archaïsme grandissant ».