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Retraites : rien n’est écrit

Chemins divergents

Le chantier de la réforme des retraites que le chef de l’Etat et le Premier ministre ont décidé de conduire au pas de charge et durant la période estivale a donc commencé par les rencontres bilatérales. Si l’on sait que le gouvernement a accueilli favorablement les pistes dessinées par le rapport Moreau et revendiquées par le Medef, on ne sait rien véritablement de ses intentions, tant il reste flou. Dans ce climat où l’exécutif consulte, il n’est pas inintéressant de voir que la direction du parti socialiste s’est démarquée des préconisations du rapport Moreau  dans ses propositions de réforme des retraites.

lundi, 15 juillet 2013 | Billets de la semaine
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La lettre .info

Le parti de la majorité entend en effet  «garantir le niveau des retraites» en refusant toute «désindexation» des pensions. «Nous refusons de régler les problèmes de financement par une désindexation des pensions», affirme le document adopté mardi 9 juillet.
Celui-ci repousse « l'accélération du calendrier des durées de cotisations» au-delà de 2020 à condition que l’allongement de la durée de cotisation n’excède pas la moitié des gains d’espérance de vie. Il suggère par ailleurs de mettre à contribution les revenus du capital. « Il n'est pas juste que le capital ne contribue pas au financement des retraites ».

Ce document adopté majoritairement montre que les choses ne sont pas si simples et que les scénarios les plus négatifs ne sont pas écrits d’avance. C’est que le dossier des retraites est particulièrement sensible. N’oublions pas que c’est la réforme des retraites et la forte mobilisation sociale initiée en grande partie par la CGT qui ont entamé la popularité de Nicolas Sarkozy et accéléré sa chute dans les sondages sur les items sociaux.
L’existence d’un tel débat montre en tout état de cause que les forces sociales et syndicales peuvent peser pour une bonne réforme. La CGT avec FO, la FSU et Solidaires ont justement décidé la semaine dernière de mobiliser les salariés en manifestations le 10 septembre 2013 pour « ne pas laisser les propositions du Medef faire la loi et pour imposer d’autres choix au gouvernement. »