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Rêvons un peu quand même

 Rêvons un peu quand même

Billet de la semaine du 30 juillet 2012. Cette lettre de l’Ugict est la dernière de la « saison » et nous aurions préféré la terminer sur une bonne nouvelle.

lundi, 30 juillet 2012 | Billets de la semaine
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La lettre .info

Hélas, entre les prévisions d’embauches de cadres qui plongent et les annonces de plans sociaux qui n’épargnent pas les catégories de salariés qualifiés ou en responsabilités, le temps n’est pas vraiment à la fête.

Cela dit, la tonalité n’est plus tout à fait la même qu’il y a un an, mais les grands dossiers sociaux restent ouverts et pas toujours avec les bonnes réponses. C’est ainsi que l’on a pris connaissance la semaine passée du contenu du plan de soutien à la filière automobile.

Soyons clairs, le gouvernement a pris le risque de décevoir. Rien dans les annonces n’apporte la moindre réponse aux menaces qui pèsent sur l’emploi, y compris dans le domaine de la recherche et du développement chez PSA. Aulnay ne fabrique pas de voitures hybrides ni électriques, alors…. La belle affaire ! On reste dans des logiques traditionnelles d’aides sans aucune contrepartie sociale.

Pendant ce temps, le Medef continue son offensive sur le coût du travail pour justifier les plans sociaux. Quand on sait que les salaires ne représentent que 8 à 9% du prix d’une voiture chez PSA soit 11 points de moins que la TVA, on relativise beaucoup. En vérité, ce qui coûte, ce n’est pas la rémunération du travail (salaire et cotisations sociales salariales et patronales), c’est la rémunération du capital, ce sont les dividendes.

Qu’on songe un peu que l’on en sert 240 milliards d’euros chaque année ! Et que cette part prélevée sur la richesse créée par le travail n’a cessé d’augmenter depuis les années 80. Au détriment de nos salaires, de nos régimes sociaux, au débit du budget de la Nation, au détriment du financement de dépenses utiles pour préparer l’avenir.

Rêvons un peu, ou plutôt, imaginons un autre partage des richesses. Pour commencer, laissons aux actionnaires la moitié de ce qu’ils ramassent… Il reste bien 120 milliards d’euros dont l’économie de notre pays aurait bien besoin. Vous voyez, il y a matière à revendiquer… alors nous serons là plus que jamais à la rentrée. En attendant, bonnes vacances et bonne reprise pour ceux qui rentrent.