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Risques psychosociaux et burn out en 2019

Risques psychosociaux et burn out en 2019

Le burn out, en explosion, n’est toujours pas reconnu. Il est pourtant le 1er facteur explicatif de l’augmentation des arrêts de travail en 2018.

mercredi, 30 janvier 2019 | Décryptages
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La lettre .info

Le management de proximité en 1ère  ligne.
72 % des cadres ne se sentent pas associés aux choix stratégiques de leur entreprise
54 % des cadres estiment que leur éthique professionnelle entre en contradiction avec les choix et les pratiques de leur entreprise *

* « Les RPS sont définis comme les risques pour la santé mentale, physique et sociale engendrés par les conditions d’emploi et les facteurs organisationnels et relationnels susceptibles d’interagir avec le fonctionnement mental. » Collège d’expertise réuni autour de Michel Gollac, rapport « Mesurer les risques psychosociaux au travail pour les maîtriser » 

 

Chaque mutation technologique redéfinit les conflictualités et les tensions autour du travail.

Alors que la révolution numérique devait inciter les entreprises à transformer leur organisation et passer d’un modèle pyramidal à une structure plus collaborative
et transversale, une enquête révèle que les personnes interrogées ressentent davantage le côté hiérarchique plutôt que coopératif (62 % vs 38 %) et l’opacité au détriment de la transparence dans les processus de décision (63 % vs 37 %). Doit-on s’en étonner ?

Pas vraiment, car 72 % des cadres ne se sentent pas associés aux choix stratégiques de leur entreprise et 54 % estiment que leur éthique professionnelle entre en contradiction avec les choix et les pratiques de leur entreprise (voir l'enquête de l'Ugict-CGT)


Le burn out, en explosion, n’est toujours pas reconnu. Il est pourtant le 1er facteur explicatif de l’augmentation des arrêts de travail en 2018


La mutation numérique nécessite une capacité d’adaptation et de renouvellement continu du fonctionnement des organisations de travail et des métiers.

Or, ce n’est plus seulement par l’innovation technologique ou par des procédés facilement transposables que se construit une efficacité globale de l’entreprise, mais par une transformation profonde des modes de management permettant l’expression des savoirs-faire et l’écoute des salarié·e·s.

L’enjeu est aujourd’hui de réussir une mobilisation des capacités humaines, par des relations de travail qui donnent du sens et favorisent les bons comportements, tels que la coopération, la créativité, l’ouverture, la transparence, le partage d’informations et de connaissances. Il s’agit de revoir les pratiques managériales afin de valoriser le « bien travailler », et concevoir des solutions organisationnelles partagées pour gagner l’engagement des équipes.

Les effets de ces transformations sur le contenu du travail, la façon de travailler et les périmètres des métiers sont si vastes et interdépendants qu’ils nécessitent une analyse globale qui intègre l’apport et l’expertise des véritables experts du travail : celles et ceux qui réalisent l’activité.

Dans le cadre de son projet QVT & numérique soutenu par l’AnACT, l’Ugict-CGT a : 


L’Ugict-CGT, référence syndicale sur le numérique, va poursuivre son engagement pour construire le « travailler de demain » en répondant aux enjeux sociaux et environnementaux.