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Enquête : le travail des cadres dans la crise

Enquête : le travail des cadres dans la crise

Si les commentateurs de l’actualité économique et sociale ne manquent pas de souligner les difficultés que connaissent les salariés en matière d’emploi et de pouvoir d’achat, trop peu d’entre eux s’intéressent à la spécificité des 4 millions de cadres et la manière dont la crise impacte leur travail. Acteurs pivots de la réalité économique, les cadres sont placés au cœur des turbulences de la crise actuelle, tant dans leurs responsabilités professionnelles que dans leur vécu de salariés.

mardi, 14 février 2012 | Décryptages
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La lettre .info

Appelés à contribuer à la construction des visions stratégiques et des prises de décision, la marge de manœuvre des cadres se trouve considérablement réduite. Soumis à la course à la rentabilité à deux chiffres pour les actionnaires, les cadres portent un jugement lucide sur les maux qui affectent aujourd’hui le travail.

Ce sondage commandé par l’UGICT-CGT à OpinionWay vise à cerner les préoccupations des cadres, préciser la manière dont la crise a affecté leur vécu au travail, et mieux porter leurs attentes à la veille des échéances politiques à venir.

 

Des chiffres inédits

Au cœur de la crise, les cadres expriment désormais une insatisfaction vive et croissante
Environ la moitié d’entre eux sont mécontents de leurs salaires, même si leurs qualifications et leurs responsabilités professionnelles sont prises en compte.
Plus frappant encore, en matière de rémunération, avec un taux d’insatisfaction supérieur de 10 point à celui des hommes, les femmes cadres affichent injustice lourde de sens (48 %).
Les cadres ont parfaitement conscience de ce que signifie l'existence d'une durée légale du travail. Ils estiment que leur temps de travail moyen, associé à une surcharge croissante, ne peut perdurer sans contreparties à la hauteur de leur implication professionnelle (35 % pour le paiement des heures supplémentaires).

 

Aucune leçon n’a été tirée de la crise

Ce sondage fait apparaître que les cadres constatent une forte augmentation de leur charge de travail et subissent une détérioration importante des conditions d’exercice professionnelles, liées aux méthodes d’un management inadapté (83 %).
Ils déplorent massivement de ne pas être associés aux choix stratégiques des entreprises qu’ils sont pourtant nombreux à qualifier de prioritaires dans le contexte économique actuel (65%).
Les cadres rejettent aussi des systèmes d’évaluation actuels qui visent à les stigmatiser (55%).

Ces constats prouvent que peu d’enseignements ont été tirés de choix et de pratiques qui sont à l’origine la crise actuelle et de la perte du sens du travail.

 

Rejet de la logique actionnariale

Le divorce cadres d’avec les marchés financiers est consommé. Leur responsabilité professionnelle leur fait prioriser la reconstruction de la communauté de travail (57%) et des choix stratégiques et rejeter la logique actionnariale (97 %)
Ils portent un jugement sévère sur des mesures de rigueur qu’ils considèrent comme un non-sens économique qui amputera les salaires au profit de la rémunération des actionnaires.
En dehors de la question des retraites où ils distinguent un clivage gauche/droite marqué et condamnent la politique actuelle, ils expriment une forte désillusion ou constatent un sentiment d’impuissance des politiques à modifier leur vécu au travail (96 %).

 

Malaise sérieux dans la fonction publique

La dégradation de leur situation et leur perception des choix des employeurs est encore plus marquée dans la fonction publique où tous les clignotants sont au rouge : rémunérations ne reconnaissant pas leurs responsabilités et leur implication (60 %), détérioration des pratiques managériales (53 %), injustice du système d'évaluation (63 %)…

 

Une certaine confiance dans les syndicats

Si les cadres comptent d'abord sur eux-mêmes pour défendre leurs droits et leur emploi, la surprise vient surtout d’un constat inattendu : ils placent leur confiance en priorité dans le syndicat (17%) devant les avocats, les employeurs et les partis politiques.

icon Télécharger l'enquête : le travail des cadres dans la crise (1.3 MB)

icon Télécharger les chiffres du sondage : les cadres et la crise (537.91 kB)

Des chiffres inédits

Au cœur de la crise, les cadres expriment désormais une insatisfaction vive et croissante
Environ la moitié d’entre eux sont mécontents de leurs salaires, même si leurs qualifications et leurs responsabilités professionnelles sont prises en compte.
Plus frappant encore, en matière de rémunération, avec un taux d’insatisfaction supérieur de 10 point à celui des hommes, les femmes cadres affichent injustice lourde de sens (48 %).
Les cadres ont parfaitement conscience de ce que signifie l'existence d'une durée légale du travail. Ils estiment que leur temps de travail moyen, associé à une surcharge croissante, ne peut perdurer sans contreparties à la hauteur de leur implication professionnelle (35 % pour le paiement des heures supplémentaires).

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Au cœur de la crise, les cadres expriment désormais une insatisfaction vive et croissante
Environ la moitié d’entre eux sont mécontents de leurs salaires, même si leurs qualifications et leurs responsabilités professionnelles sont prises en compte.
Plus frappant encore, en matière de rémunération, avec un taux d’insatisfaction supérieur de 10 point à celui des hommes, les femmes cadres affichent injustice lourde de sens (48 %).
Les cadres ont parfaitement conscience de ce que signifie l'existence d'une durée légale du travail. Ils estiment que leur temps de travail moyen, associé à une surcharge croissante, ne peut perdurer sans contreparties à la hauteur de leur implication professionnelle (35 % pour le paiement des heures supplémentaires).

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