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[Fiche Agirc 2] : Répartition : la retraite en toute sécurité !

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[Fiche Agirc 2] : Répartition : la retraite en toute sécurité !

Dans le secteur privé, tous les régimes de retraite légalement obligatoires sont des régimes « par répartition ».

Par construction, un régime de retraite par répartition ne peut pas faire faillite c’est-à-dire se retrouver en cessation de paiement.
Seul un régime par répartition peut garantir pendant toute la retraite une pension représentant un pourcentage déterminé du salaire de fin de carrière.
En répartition, les cotisations prélevées sur les salaires sont immédiatement reversées aux retraités sous forme de pensions. C’est donc un circuit de financement très sûr, qui met à l’abri de toute
déperdition financière les régimes de retraite : les sommes cotisées ne transitent pas par les marchés financiers et sont donc soustraites à leur volatilité.
Seul un régime par répartition peut garantir pendant toute la retraite une pension représentant un pourcentage déterminé du salaire de fin de carrière.


En cotisant pour financer les pensions de leurs aînés, les salariés se constituent également leurs propres droits à retraite. Ces droits sont garantis par la loi qui impose l’obligation de cotiser à toute personne exerçant une activité professionnelle.


La répartition repose donc sur un système de solidarités entre les générations successives qui tour à tour cotiseront obligatoirement pour les générations précédentes.


Ces solidarités se déclinent également au sein de chaque GÉNÉRATION : les périodes d’interruption involontaire d’activité, telles que la maladie, le chômage, la maternité, l’invalidité, bien que non cotisées à titre individuel, ouvrent des droits à retraite, solidairement et collectivement financés par l’ensemble des salariés actifs. Même chose pour les pensions de réversion au bénéfice du conjoint survivant ou de l’enfant orphelin de ses deux parents.


Enfin, ces solidarités se déclinent entre les PROFESSIONS :
les métiers se transforment, évoluent, certains disparaissent (par exemple les mineurs) et sont remplacés par d’autres. Des régimes professionnels peuvent alors se trouver en difficulté, le nombre de retraités percevant une pension finissant par dépasser le nombre d’actifs cotisant. En répartition, il existe des mécanismes de solidarité entre les régimes, on parle de compensation démographique, tels que, quoi qu’il arrive, les droits à retraite seront honorés et les pensions payées jusqu’à leur terme.


Par construction, un régime de retraite par répartition ne peut pas faire faillite ou se retrouver en cessation de paiement. Financé par des cotisations sur salaires, il repose sur la masse salariale nationale, soit 60 % du produit intérieur brut, c’est-à-dire 60 % de la richesse créée par le travail (PIB1 2013 = 2 113,7 milliards d’euros). Pour qu’un système de retraite par répartition fasse faillite, il faudrait donc qu’il n’y ait plus de salaires versés, c’est-à-dire plus de travail et donc plus de création de richesses...


Tout le contraire des systèmes d’épargne retraite, dénués de solidarité (rien n’est acquis en cas de chômage, de maladie, etc.) et susceptibles de faire faillite à tout moment !


1PIB : Produit Intérieur Brut

 

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Publié le jeudi, 19 février 2015 dans Références syndicales