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Dossier spécial Covid-19 : actus et références Voir

[Infographie] 15 excellentes raisons de stopper l'appli « Stop Covid » !

Cet argumentaire est disponible sous forme d'infographies et de visuels réseaux sociaux. Tous les supports sont libres de droits.

jeudi, 30 avril 2020 | Décryptages

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L'application de traçage est annoncée pour début juin. Avec « Stop Covid » la croyance aveugle en la technologie numérique se substitue à la science et à la médecine pour lutter contre la crise sanitaire.


Dans la lignée de la « startup nation », le dernier gadget techno-libéral gouvernemental est faillible, inefficace, contre-productif et liberticide !


Des failles évidentes 

La technologie Bluetooth ne permet pas de mesurer exactement la distance entre deux smartphones, le champ de détection variant d’un appareil à un autre.

Tous les lieux à forte concentration de personnes seront source d’avalanche de faux positifs tandis que proximité ne veut pas dire contamination.

Les alertes lancées peuvent aussi produire un sentiment illusoire de sécurité sanitaire propre à induire des comportements à risques.

Une démarche inefficace

Les épidémiologistes juge l’efficacité de l’application à son utilisation continue par 60 % de la population. Cet objectif ne peut être atteint vu le taux de détention de smartphone en fonction de l’âge et de la densité de population. Seront exclus de fait, les personnes âgées avec la faiblesse de leur niveau d’équipement et les 11 millions de français qui subissent la fracture numérique. Sans oublier que des malades potentiels, par crainte de conséquences négatives sur leur vie sociale et professionnelle, ne signaleront pas leur infection, même si elle est confirmée par un diagnostic médical.

Une solution contre-productive

Les budgets engagés se feront au détriment des solutions qui ont démontré leur efficacité : production de masques et de tests, opérations de dépistage de la population, promotion des gestes barrières, recherche scientifique, etc.

Des mesures liberticides 

« Stop Covid » utilise le système Bluetooth (technologie sans fil) où les données sont anonymisées seulement a posteriori … La personne est de toute façon identifiée, même si le Bluetooth ne fait pas (encore) l’objet d’un enregistrement central. Le projet ne donne aucune information sur l’organisme (public ou privé …) chargé d’exploiter les données, leur temps de conservation et le contrôle de leur utilisation.

Le gouvernement pourra imposer son adoption à celles et ceux qui continueront à s’opposer à son utilisation outre des mesures restrictives du type : « Désolé, si vous n’utilisez pas l’application ce lieu vous est interdit … ».

Ce dispositif de surveillance de masse s’ajoute aux autres existants, avec la particularité de l’appliquer aux données de santé et de l’amplifier via les systèmes d’intelligence artificielle (IA) composés d’algorithmes opaques, représentent un danger majeur pour notre démocratie.

« Stop Covid » ouvre une brèche importante sur le respect de la confidentialité des données de santé qui sont encore les plus règlementées. Être dans l'obligation de déclarer qu’on est malade est illégal. Le consentement forcé à installer « Stop Covid » afin de ne pas subir de discrimination et parce qu’on n’évalue pas les conséquences de cette action est un contournement de la règlementation concernant les données de santé du patient.

La résignation de la population se traduira par un renforcement du champ d’application de la surveillance de masse alors même qu’il est possible de concevoir d’autres applications utilisant la technologie numérique pour déjouer et le COVID 19 et Big Brother.

Ne l’oublions pas, toutes les mesures sécuritaires et liberticides mises en œuvre dans le passé à la faveur de circonstances ou d’évènements tragiques (Loi renseignement, vidéosurveillance, etc.) non jamais fait l’objet d’une réelle évaluation sur leur efficacité, ni de remise en cause.

Sous prétexte de lutte contre la pandémie, c’est bien de l’extension de la surveillance de masse dont il s’agit. L’application « Stop-Covid » participe de la dépossession des citoyens sur les choix et les mesures à prendre pour construire « le jour d’après ».


 

L’appli « StopCovid » serait inefficace

 

1. L’évaluation de la proximité ne serait pas fiable

La technologie Bluetooth ne permet pas de mesurer exactement la distance entre deux smartphones car le champ de détection du Bluetooth varie d’un appareil à un autre. L’évaluation du risque réel de contamination ou non entre les porteurs des appareils est donc faillible. Sans oublier que proximité n’est pas contamination.

2. StopCovid ne prendrait pas en compte la barrière de la fracture numérique 

D’après les épidémiologistes, il faut qu’au moins 60% des personnes utilisent l’appli de manière continue (et pas seulement télécharge l’appli).

Suivant le taux de détention de smartphone en fonction de l’âge et de la densité de population, le seuil ne pourra pas être atteint :

Seront les plus exclus du dispositif :

  • Les personnes âgées, qui sont aussi les plus vulnérables et les plus porteuses de l’épidémie comme le révèle les tests massifs en Islande, compte tenu de leur faible niveau d’équipement en smartphone.
  • Les 11 millions de français qui subissent la fracture numérique liée aux insuffisances de couverture du réseau télécom (zones blanches ou zones dépourvues de réseau haut débit)

 

L’échec à Singapour

Référence en terme de « smart nation », Singapour est une ville très connectée, étendue sur un territoire de seulement 720 km² pour près de 600 000 habitants. A priori, les conditions étaient réunies pour réaliser un cas d’école pour démontrer que cela fonctionnait marchait. L’application développée par le gouvernement a été téléchargée par 20% de la population. Or, de nouveaux cas sont apparus, et pour la moitié d’entre eux les autorités n’ont pas réussi à déterminer comment les personnes avaient été infectées. À la suite de cela, le gouvernement de Singapour a été contraint de reconnaître l’échec et décréter des mesures plus restrictives de confinement.

 

3. Des faux positifs seraient générés dans les zones à forte concentration

Tous les lieux à forte concentration de personnes (commerces des quartiers, grandes surfaces, services publics de proximité, sites de grandes entreprises ou d’administrations) seront source d’avalanche de faux positifs. 

4. L'illusion de sécurité serait totalement contre-productive

Non seulement les alertes lancées par « Stop-Covid » ne sont pas fiables, mais en plus elles créent un faux sentiment de sécurité sanitaire qui risque d’induire des comportements à risques : non-respect des gestes barrières, du confinement, etc.

5. StopCovid gâcherait des moyens qui manquent actuellement au déploiement de solutions efficaces

Production de masques et de tests, opérations de dépistage de la population, promotion des gestes barrières, utilisation des nouvelles technologies pour la recherche, etc. tous les moyens mobilisés pour « StopCovid » manquent pour les solutions qui ont démontré leur efficacité.

6. StopCovid créérait des discriminations pour l’accès à certains lieux publics

Imaginez....

StopCovid ou pas ? Désolé. Si vous ne consentez pas à utiliser l’application ce lieu vous est interdit.

7. Des malades pourraient potentiellement (et légitimement) vouloir cacher leur état

Par peur de conséquences négatives sur leur vie sociale et professionnelle, des malades potentiels refuseront de prendre en compte leurs symptômes, et ne se signaleront pas leur infection, même si elle est confirmée par un diagnostic médical.



« StopCovid » renforcerait la surveillance de masse


StopCovid serait un danger global pour la démocratie

Ce dispositif de surveillance de masse s’ajouterait aux autres existants, avec la particularité d’amplifier cette surveillance de masse sur les données de santé. L’accumulation de données individuelles, ajoutée aux possibilités de croisement et de traitement de ces données par les systèmes IA composés d’algorithmes opaques, représentent un danger majeur pour notre démocratie.

Vers une société panoptique ?

Le recours aux systèmes de l’intelligence artificielle facilite le croisement et l’analyse des données issues des organismes étatiques et des sites marchands dont la Chine est le laboratoire à l’échelle d’un monde avec son système de « crédit social ».

La réduction de l’individu à un chiffre — contraint, dans un système de notation — vise à lui imposer par « dressage numérique ». D’une part le « bon comportement social », d’autre part la « bonne pratique » avec la « Taylorisation digitale » du travail. Tout ceci conduit à l’atomisation de l’individu, du travailleur, et à la dissolution du « libre arbitre » dans l’idéal totalitaire du « déterminisme numérique ». Derrière les fausses promesses de vente (sécurité, efficacité, etc), il s'agit d'une véritable philosophie de négation de la citoyenneté.

À ce sujet, ne ratez pas l'excellent film-documentaire "Tous surveillés - 7 milliards de suspects" en replay sur Arte

 

8. La fausse solution StopCovid fait craindre une généralisation obligatoire

Au-delà d’un certain seuil de téléchargement de l’appli, le gouvernement pourra imposer son adoption à celles et ceux qui continueront à s’opposer à son utilisation.

9. StopCovid alimenterait un processus d’extension, sans fin ni retour en arrière

Loi renseignement, vidéosurveillance, etc… toutes les mesures sécuritaires et liberticides mises en œuvre dans le passé à la faveur de circonstances ou d’évènements tragiques comme les attentats n'ont jamais fait l’objet d’une réelle évaluation de leur efficacité, ni de remise en cause.

10. StopCovid ouvrirait une brèche importante sur les données de santé

Les données santé sont les plus règlementées. Être dans l'obligation de déclarer qu’on est malade est illégal. Le consentement forcé à installer « StopCovid » afin de ne pas subir de discrimination et parce qu’on n’évalue pas les conséquences de cette action et un contournement de la règlementation concernant les données de santé du patient. 

11. Avec StopCovid, l’anonymat n’existerait pas

« StopCovid » utilise le système Bluetooth (technologie sans fil) où les données sont anonymisées a posteriori. La personne est de toute façon identifiée, même si le Bluetooth ne fait pas (encore) l’objet d’un enregistrement central.

12. StopCovid ne fournit aucune garantie sur l'utilisation des données collectées

Aucune information sur l’institution chargée d’exploiter les données, leur temps de conservation et le contrôle de leur utilisation.

Capter, exploiter et vendre les informations personnelles représente un marché colossal.

Le seul marché de la vidéosurveillance intelligente est estimé à 40 milliards de dollars. 40n% des fonds européens destinés à la recherche en matière de sécurité sont alloués à des entreprises privées. 

13. Il n'y a pas de débat d'ampleur sur les conséquences plus larges de la solution StopCovid 

Installées par tout le monde, ces technologies ouvrent l’accès à la police, à son employeur, à son bailleur, à son banquier, à son assureur, à ses voisins, etc. à des informations personnelles qui portent atteinte aux libertés publiques. 

D’autres extensions de l’appli « StopCovid » pourront voir le jour, comme par exemple le suivi individuel du confinement.

14. La tentation de la solution technolgique renforce l’accoutumance au flicage permanent

La résignation de la population se traduira par un renforcement du champ d’application de la surveillance de masse. C’est une fuite en avant sécuritaire qui n’a jamais démontré son efficacité.

Malgré les mesures attentatoires aux libertés prises depuis 15 ans dans la cadre de la lutte contre le terrorisme, ces actes sont passés de 2 000 à 15 000 dans le monde et le nombre de victimes a été multiplié par neuf.

15. StopCovid étendrait le domaine de la manipulation

Une croyance aveugle en la technologie tend à se substituer à la science et à la médecine pour lutter contre la crise sanitaire. Les citoyens sont dépossédés de la possibilité de choisir les mesures à prendre pour construire « le jour d’après ».

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