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Symposium : Résoudre les problèmes de l’énergie, une clé pour la survie de l’humanité

energie

La Fédération Mondiale des Travailleurs Scientifiques (FMTS) organisait le 12 mai 2015, un symposium sur « l’énergie, quelles clés pour la survie ? ».
Des scientifiques de tous les continents engagés dans le mouvement syndical (voir les intervenants sur le site Congresses.icmab ) ont échangé sur ce thème, dressé un constat mais aussi réfléchi aux pistes pour l’avenir.

mercredi, 30 septembre 2015 | Décryptages
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La lettre .info

Réduire les énergies fossiles dans le monde est aujourd’hui une nécessité absolue. Le changement climatique exacerbe les risques de catastrophe et créé de nombreux réfugiés climatiques.
Durant les dernières années, la température de la planète a augmenté de 1 degré, on ne peut continuer comme cela.

Les pays pauvres sont soumis à une double peine : ils sont victimes à la fois du pillage de leurs ressources naturelles et des catastrophes naturelles.
Aujourd’hui, 1,2 milliard de personnes n’ont pas accès à l’électricité.
L’évolution des modes de production doit se poser à l’échelle mondiale, il faut contrôler les infrastructures, assurer la sécurité et respecter les modes de vie des populations.

Quelles alternatives avons-nous pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ?
Les participants à ce symposium ont insisté sur les énergies renouvelables et notamment l’énergie solaire.
L’énergie solaire est une force vivante, constante, présente sur toute la terre. L’énergie solaire est abondante et disponible, on sait aujourd’hui de mieux en mieuxla stocker. Les technologies sont prêtes, les prix sont compétitifs.
Le coût des centrales solaires est en continuelle baisse, le photovoltaïque et l’éolien seront d’ici 5 ans moins cher que le gaz.
Différents pays comme l’Uruguay, le Danemark ou l’Algérie sont en marche vers une transition énergétique.
La question du stockage reste cruciale. Des recherches sur le développement des capacités de stockage sont menées mais pour que ces projets avancent plus efficacement et puissent lutter contre le lobbying des grandes compagnies, il faudrait des règles mondiales contraignantes sur les émissions à effet de serre.
C’est donc aussi aux acteurs politiques d’agir !
De l’avis des scientifiques présents, nous n’avons pas aujourd’hui les connaissances techniques pour aller vers du 100% renouvelable, il faut encore un énorme effort de recherche, qui devrait être financé à l’échelle planétaire et qui passe par une prise de conscience de la question du climat.

En effet, parallèlement à la recherche, il faut insuffler une nouvelle conscience des valeurs sociales pour que la planète pense consommation verte et que tous les peuples soient concernés.

Si un système énergétique mondial « propre » était créé, les bénéfices sociaux seraient immenses. On aurait davantage de sécurité, pas de guerre liée à l’énergie, moins d’inquiétude sur les conséquences du nucléaire, des emplois seraient crées, et l’on préviendrait le changement climatique.
En outre, de nouvelles valeurs sociales vertes passent aussi par un changement des modes de consommation et par un arrêt de l’augmentation démographique notamment par une meilleure éducation des femmes.

L’humanité doit donc lancer une mobilisation générale et solidaire et il s’agit d’un enjeu qui pourra mobiliser la population mondiale.
C’est donc une gouvernance efficace globale qui doit être mise en place pour éviter une catastrophe écologique mondiale, la solidarité de tous est nécessaire dans les politiques énergétiques.
Les différentes énergies renouvelables sont complémentaires. Elles peuvent permettre à terme à l’ensemble du monde d’avoir accès à l’électricité.

La conférence de l’ONU à Paris en décembre sur le climat va devoir décider d’actions concrètes afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre, afin de stopper le réchauffement climatique et de permettre le développement réel des énergies renouvelables.
De nombreux jeunes rejoignent le mouvement COP21 et c’est porteur d’espoir !
Pour les participants à ce symposium, les scientifiques doivent s’inscrire dans ce projet, bâtir un mouvement citoyen, développer la recherche et passer de lanceur d’alerte à « propulseur » afin de promouvoir les énergies renouvelables pour toutes et tous.

En France, la CGT ne partage pas le projet de loi sur la transition énergétique pour une croissance verte tel qu’il est défini.

A court et moyen terme, la filière française nucléaire est aujourd’hui un atout pour notre pays et la CGT propose de moderniser le parc nucléaire, afin de faciliter l’accès de tous à l’énergie et d’améliorer encore sa sécurité, notamment par l’arrêt de la sous traitance.

La CGT milite également pour le développement des énergies renouvelables mais pas de façon anarchique comme aujourd’hui ;  il faut développer la recherche et favoriser l’innovation.

Mais il y a aujourd’hui sur cette question un gouffre entre le discours politique et la réalité : La recherche est malmenée par les restrictions budgétaires et la précarisation des emplois.
Le crédit d’impôt recherche ne favorise pas la recherche et le gouvernement laisse faire.

Les investissements de recherche en énergie sont en constante baisse.
La CGT demande que la recherche soit à 3% du PIB, que ce secteur soit exclu du secteur marchand par la création d’un pôle public de recherche sur l’énergie.