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Contre-offensive syndicale

Contre-offensive syndicale

Une loi Travail très majoritairement rejetée par les salariés et la population, dont on combat l’entrée dans les entreprises ; des programmes de droite qui portent une forte régression sociale, plaidant pour le recul de l’âge de départ à la retraite à 65 ans et le retour aux 39 heures avec des candidats décomplexés qui n’hésitent pas à afficher l’ambition de s’attaquer aux droits syndicaux. Dans ce contexte notre syndicalisme doit convaincre de son utilité et ouvrir des perspectives.

vendredi, 21 octobre 2016 | Editos d'Options et dans Options numéro 620à lire en ligne ici
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La lettre .info

Deux cibles essentielles restent au centre des attaques contre le monde du travail : le temps de travail et la démocratie dans l’entreprise. La numérisation des entreprises pose l’enjeu de redistribution des gains de productivité et d’une réduction du temps de travail, évitant ainsi une escalade du chômage. De même, les recours contre les forfaits jours et leur strict encadrement, la bataille contre les discriminations envers les femmes et la nécessité de contrôler les charges de travail, l’équilibre entre vie privée et professionnelle, ainsi que le lien entre la durée du travail et le juste paiement de la qualification, sont autant de leviers et de propositions-actions syndicales possibles.


Elles résonnent avec les aspirations des salariés, comme l’illustrent les paroles de centaines de femmes cadres, via la consultation de l’Ugict « #viedemere et carrière », ou encore l’attachement aux RTT au sein de l’encadrement, les premières avancées relatives au droit à la déconnexion, qui voient le jour dans des entreprises (accord chez Orange).


Notre syndicalisme doit aussi faire avancer la démocratie dans l’entreprise. Les mobilisations pour les libertés syndicales contre la scandaleuse assimilation de syndicalistes et travailleurs en colère à des délinquants ; la conquête d’un droit de refus et d’alternative afin de permettre à l’encadrement l’exercice de ses responsabilités sociales ; le droit d’expression contre la délinquance financière et le dumping fiscal, avec un statut de lanceur d’alerte protecteur sous la compétence des institutions représentatives du personnel, apportent ce nouveau souffle à la démocratie.


Faire connaître ces perspectives syndicales suppose une Cgt offensive sur un déploiement à grande échelle. La rencontre des syndicats organisée par la Confédération et l’Ugict, le 20 octobre, a illustré, à travers des expériences et activités de terrain, les possibilités d’être plus et mieux la Cgt de tout le salariat.


C’est la condition pour construire ce rassemblement transformateur du travail et de la société. Utilisons tout l’engagement, l’expérience spécifique et la force de frappe de la Cgt pour le réaliser.

 

Marie-José Kotlicki
Secrétaire générale de l’Ugict-Cgt
Directrice d’options