Menu

Démocratie et progrès social

definanciarisation

Après le 49-3 imposant la loi Travail, des velléités de gouvernance par décret, des attaques frontales contre le vivre-ensemble par la recherche de boucs émissaires surtout émigrés, les risques de reculs sociétaux avec l’entrée sur le devant de la scène politique de mouvements réactionnaires comme Sens commun, la trahison des promesses électorales sur la valeur travail et la lutte contre la finance : la démocratie est en danger !

lundi, 24 avril 2017 | Editos d'Options et dans Options numéro 626à lire en ligne ici
Imprimer

La lettre .info

Les populismes de tous bords haussent le ton : du plus lugubre avec le national-socialisme en passant par l’intégrisme religieux le plus rétrograde ou encore la vision de classe réduite aux corporatismes.

Le social serait sacrifié par les zélateurs d’un capitalisme identitaire, qu’il s’agisse de la droite dure ou de ceux qui, « ni de droite ni de gauche », au nom de la mutation numérique, visent à l’ubérisation de notre société. D’autres encore surfent sur la crise de la financiarisation pour faire rimer social et repli sur soi, avec dans leur sillage l’odeur nauséabonde de la préférence nationale.

Tous ignorent la nécessaire création de richesses issues d’une nouvelle dynamique industrielle et d’un développement des services publics. Ainsi le mieux-disant social serait le partage de l’existant, voire de la pénurie, au sein du monde du travail. Certains, par le fruit de leur labeur, sont déjà estampillés nouveaux riches avec… 4 000 euros mensuels !
L’urgence est d’empêcher la négation de la démocratie et du social et son instrumentalisation populiste.

La parole et l’action syndicale s’imposent plus que jamais pour ancrer dans le vécu des travailleurs toute politique susceptible de renouer avec la notion de progrès social, économique, sociétal et environnemental.

L’appel de la Cgt demande à chacun d’utiliser son droit de vote pour le progrès social et de réaffirmer ainsi sa nature démocratique et citoyenne. C’est bien cette démocratie qui est malmenée aujourd’hui dans la société et, singulièrement, dans les entreprises. L’exigence pour les salariés d’avoir leur mot à dire, d’obtenir un droit de refus et d’alternative, de faire reconnaître et d’exercer pleinement leur qualification et leur rôle contributif, est un combat qui porte des résistances et ouvre des perspectives nouvelles dans la transformation du quotidien de vie et de travail.

La nature des batailles futures de la Cgt devra tenir compte des brèches ouvertes, ou non, dans la dictature financière. À nous de tout mettre en œuvre pour que le maximum de voix se portent sur le progrès social et la démocratie.

 


Marie-José Kotlicki
Secrétaire nationale de l’Ugict-Cgt
Directrice d’Options