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Environnement : des actes !

pollution

Pic de pollution, froid record avec menace de rupture d’approvisionnement, nouveau président des États-Unis qui brandit une dénonciation de la Cop 21…

vendredi, 20 janvier 2017 | Editos d'Options et dans Options numéro 623à lire en ligne ici
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La lettre .info

Les questions environnementales et énergétiques ont rarement été aussi pressantes. Or, elles sont les grandes absentes du débat public. Nous savons pourtant que les particules fines font plus de morts que l’alcool. Nous savons aussi que la fraude aux contrôles antipollution, loin de se limiter à Volkswagen, touche la plupart des constructeurs automobiles, et notamment nos champions français, Renault et Citroën. Alors que faire ? En appeler, comme le fait le gouvernement, à la « responsabilité des constructeurs automobiles » ?


Alors qu’aujourd’hui, les stratégies d’entreprise comme les politiques publiques sont conditionnées par l’objectif de « compétitivité », il faut d’abord remettre les choses à l’endroit pour faire primer les enjeux environnementaux et sociaux, et ainsi retrouver le long terme.


Avoir une vraie stratégie de transition énergétique financée et cohérente, misant sur la recherche, le développement des énergies renouvelables et l’emploi en France. Mettre en place un plan d’isolation des logements pour faire baisser la facture énergétique. Se doter d’une stratégie de lutte contre les particules fines en commençant par transformer l’industrie automobile et investir dans les moteurs essence, électriques et hybrides. Investir dans le transport ferroviaire, taxer le transport routier, développer les circuits courts et relocaliser nos industries en faisant primer les normes sociales, fiscales et environnementales sur le libre-échange. Il s’agit également d’avoir une vraie réflexion sur l’aménagement du territoire pour limiter les temps de transport domicile-travail et développer les transports en commun. Enfin, permettre aux salarié-es d’exercer pleinement leurs responsabilités professionnelles en les adossant à l’intérêt général grâce à un droit de refus, d’alerte et d’alternative, pour prévenir de nouveaux scandales environnementaux et sanitaires.

Le sens des propositions de la Cgt, qui seront mises en débat lors des assises de l’industrie le 22  février, c’est de porter une nouvelle conception de l’industrie visant à répondre aux besoins sociaux, à la raréfaction des ressources énergétiques et aux enjeux climatiques. Plus que jamais, question environnementale et question sociale doivent être traitées de concert pour dessiner le monde de demain.


Sophie Binet
Secrétaire générale adjointe de l’Ugict-Cgt