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La force syndicale de tout le salariat

La force syndicale de tout le salariat

Les limites et la nocivité des politiques toujours inspirées par les ténors des forces financières n’en finissent pas de se révéler au grand jour, dans tous les pays. Ainsi, la mise au pas de la France, scellée par le récent traité européen et encouragée par les recommandations des agences de notation pour libéraliser les licenciements ou diminuer les droits relatifs aux retraites, entraîne de graves répercussions pour les salariés, et particulièrement pour les cadres et les techniciens.

lundi, 21 janvier 2013 | Editos d'Options à lire en ligne ici
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La lettre .info

La légalisation du chantage «temps de travail-salaire contre emploi», celle de la mobilité forcée portée par l’accord de sécurisation des employeurs et signée par des syndicats de salariés minoritaires touchent de plein fouet nos catégories. Les restrictions du droit à l’information s’opposent aux droits d’intervention, revendiqués, qui permettraient de maîtriser davantage notre vie au travail et d’infléchir les stratégies des entreprises ou les missions de service public. Enfin, la priorité donnée au droit des affaires sur le droit du travail ne peut que renforcer les pouvoirs déjà exorbitants des actionnaires.

Quant à la question des retraites, les mesures avancées par le Medef mettent en cause l’Agirc et le système solidaire par répartition avec de nouveaux décrochages des pensions par rapport aux salaires, une diminution du montant des pensions liquidées (une première!) et un nouveau recul de l’âge d’ouverture du droit à la retraite complémentaire de soixante-deux à soixante-quatre ans.

Cette montée en puissance de solutions libérales ne peut qu’aggraver la situation sociale des cadres et des techniciens ainsi que la perte de compétitivité économique de notre société, fortement liée à la capacité mobilisatrice de l’encadrement.

Le partage de la pénurie ainsi mis en œuvre cultive des oppositions au sein du monde du travail et ne correspond pas au message envoyé par les Français à l’élection présidentielle de l’an passé. Le renforcement des inégalités capital/travail plaide pour que la CGT relève plus vite encore le défi de s’imposer comme la force syndicale de tout le salariat.

Les élections dans les TPE viennent de démontrer la confiance que suscite la CGT dans la partie du monde du travail la plus dispersée.
La campagne de syndicalisation lancée par l’Ugict veut montrer que la CGT a aussi la confiance des cadres et des techniciens ; elle veut porter le débat sur le besoin de syndicalisme confédéré en phase avec leurs attentes.

Face à la volonté du Medef de mettre au pas les catégories clés dans la gestion de notre société, notre syndicalisme est à même d’offrir dans l’action revendicative appropriée la voie d’une véritable alternative sociale et sociétale. Information, débat, syndicalisation et action sont aujourd’hui à l’ordre du jour sur chaque lieu de travail.