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Négociations et mobilisations

Négociations et mobilisations

En prônant la satisfaction des besoins et des attentes et non l’austérité, en revendiquant l’investissement dans la reconnaissance salariale des qualifications, dans la recherche, en pariant sur l’innovation et non sur la baisse du prix du travail, en construisant un management associatif – et non coercitif – dans la transparence, en exigeant les droits d’intervention contre le diktat de l’actionnariat, nous voulons que les salariés et les peuples reprennent la main sur le travail – leur travail – face à la finance.

mardi, 20 novembre 2012 | Editos d'Options et dans Options numéro 581à lire en ligne ici
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La lettre .info

Cette volonté s’est s’exprimée au cours de la première journée européenne d’actions coordonnées du 14 novembre. L’avenir de l’Europe est à chercher dans cette dynamique sociale, la seule capable de faire émerger une issue à la crise. Une crise où nous enfoncent, chaque jour davantage, les solutions d’inspiration libérale du président de la République. Le dialogue social, engagement de François Hollande, risque de tourner court dans notre pays si rien ne vient s’opposer aux desseins du Medef pour mettre en pièces le droit du travail.

Pour contrer cette offensive sur le front de la jeunesse, l’Ugict a décidé de faire de l’emploi des jeunes diplômés un de ses axes forts d’intervention et de poursuivre, au-delà des négociations sur les contrats d’avenir et les contrats de génération, l’action en faveur de mesures ambitieuses pour l’emploi qualifié.

Dans le prolongement de l’action de l’été dernier auprès des parlementaires et du gouvernement pour une loi-cadre pour la jeunesse, l’Ugict impulse, avec plusieurs organisations de la Cgt, une interpellation des entreprises autour de dix engagements pour l’emploi des jeunes (embauches, stages, reconnaissance des diplômes, suivi…).

Ainsi, lorsque les négociations vont s’ouvrir dans les entreprises sur les contrats de génération, notre objectif sera de construire un rapport de forces pour dépasser les simples obligations contenues dans la loi. La campagne sera lancée par un rassemblement, organisé par l’Unef, le 11 décembre à Paris. Développer la mobilisation sur la base de propositions en phase avec les attentes est le moyen d’éviter des négociations à froid et de jouer la conquête.

Au-delà de l’emploi des jeunes, et notamment dans la négociation sur la sécurisation de l’emploi, la riposte et l’offensive s’imposent. Les trente-cinq heures, le smic, le Cdi sont remis en cause par le patronat au nom de la crise. A nous de débattre avec les salariés des exigences de sortie de crise, en encadrant au mieux toutes les mesures concernant l’emploi, en obtenant les dispositifs d’évaluation de toute mesure liée à des aides publiques, en forçant le lien entre qualification et salaire, et en gagnant des espaces d’expression et d’intervention réels.

L’articulation des propositions, des négociations et des mobilisations, dans les entreprises et les professions comme au plan national, peut donner aux journées du 9 octobre pour l’industrie et du 14 novembre contre l’austérité en Europe le statut de catalyseur d’un mouvement social de plus en plus conséquent.

Jean-François Bolzinger
Secrétaire général adjoint de l’Ugict-Cgt