Menu

Résolument Internationalistes

rouage monde

L’élan citoyen et républicain du second tour a mis en échec les prétentions électorales de l’extrême droite. La Cgt y a participé, appelant à combattre le Front national.

vendredi, 18 décembre 2015 | Editos d'Options et dans Options numéro 612à lire en ligne ici
Imprimer

La lettre .info

Le déclassement social d’une partie de plus en plus importante du salariat, alors que les qualifications ne cessent de croître ; l’intensification du travail, alors que les nouvelles technologies devraient libérer du travail ; la remise en cause du financement solidaire de notre protection sociale, alors que le lien social s’effrite au fur et à mesure de l’augmentation du chômage et du partage de la pénurie dans le salariat ; le verrouillage d’un « dialogue social » par le Medef et le gouvernement, alors que nos libertés sont en danger : voilà quelles sont les incohérences et les causes profondes de l’enracinement et de la structuration du FN. L’urgence d’un changement radical est là. 

Le « plus jamais ça » impose de renouer avec le progrès social et de l’articuler avec une dynamique économique et technologique. Tout renoncement social peut faire vaciller notre démocratie, à tout moment, c’est la leçon de ce scrutin.

La démobilisation des Ict vis-à-vis de l’entreprise et de sa stratégie financière, du travail et sa perte de sens et de professionnalisme, et le renoncement à la reconnaissance des qualifications de toute une jeunesse précarisée, trop souvent et trop longtemps à la porte des entreprises, exigent de transformer concrètement le travail, d’en finir avec le Wall Street management et d’être offensifs pour une réduction du temps de travail. Il s’agit de prendre à contrepied les choix politiques effectués jusqu’à aujourd’hui : encadrer les forfaits-jours pour la santé et le paiement de la qualification des Ict ; stopper la précarité et éradiquer les temps partiels contraints ; favoriser l’égalité femmes/hommes en permettant l’équilibre des temps de vie : travailler moins et mieux pour travailler toutes et tous et reconnaître la valeur du travail à son juste prix et non au prix le plus juste, en prenant en compte les diplômes dès l’embauche.

Les politiques de dévalorisation du travail induites par les logiques de mondialisation financière ne sont pas une fatalité, d’autant plus qu’elles nourrissent les replis et impasses nationalistes.

L’heure est au rassemblement des peuples pour internationaliser les ripostes et expériences démocratiques, donner un nouveau cours à la mondialisation, donnant sens à un développement commun mondial. L’élévation planétaire des qualifications et les exigences démocratiques rendent possible et d’actualité cette vision alternative de la mondialisation qui se joue aussi bien sur le lieu de travail, sur le plan local qu’à l’échelon international.