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Se syndiquer

Thierry Lepaon Congrès CGT

Colère et frustrations, au regard de la situation sociale, économique et politique, étaient en filigrane derrière les interventions des délégués au 50e Congrès de la Cgt qui vient de se tenir à Toulouse.

vendredi, 29 mars 2013 | Editos d'Options à lire en ligne ici
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La lettre .info

Pendant ce temps, la plupart des médias mettaient à la une des affaires version Cahuzac ou version Sarkozy, de quoi jeter un peu plus de discrédit encore sur la politique.

Pendant ce temps, la finance internationale mettait au pas le peuple chypriote… au nom de la menace que le 0,2% du Pib européen de cette île ferait régner sur la stabilité de l’Europe tout entière! Le message a été envoyé en guise d’avertissement à tous les peuples d’Europe.

Il est inverse de ce qui s’est passé à Toulouse: mille délégués venant de tous les secteurs d’activité de notre pays, accompagnés d’une centaine de délégations syndicales internationales, ont prôné la revalorisation du travail comme issue à la crise. Ils ont tracé la feuille de route d’une Cgt utile, accessible et solidaire, bien décidée à poursuivre sa démarche de syndicalisme rassemblé et à organiser syndicalement tout le salariat.

La prochaine journée interprofessionnelle d’action du 9 avril visant à empêcher la transposition dans la loi du contenu de l’accord du 11 janvier est l’occasion de débattre d’alternatives à la logique financière de baisse du prix du travail.

La proposition de se syndiquer apparaît maintenant comme une invitation à agir et à s’impliquer. Au moment où d’aucuns veulent remplacer des dispositions d’ordre public par des règles maison, inverser la hiérarchie des normes en faisant primer l’accord collectif sur le contrat de travail, se syndiquer devient un acte de légitime défense. Comment agir sur un accord collectif qui percute notre contrat de travail en imposant mobilité, modification du temps de travail ou du salaire, sinon en nous impliquant dans le syndicat, en contribuant à faire grandir le rapport de forces, à l’heure où la loi sur la représentativité nous permet de choisir le syndicat qui doit nous représenter!

Les ingénieurs, cadres et professions techniciennes sont nombreux à vouloir s’exprimer davantage sur leur travail dans l’entreprise, sur les choix opérés par leur hiérarchie ou leur direction. Offrons-leur un cadre syndical, c’est-à-dire collectif, où ils puissent agir pour maîtriser leur situation et leur travail, faire valoir leurs droits et conquérir des droits d’intervention plus conséquents.

Le syndicat peut être le creuset où ils apportent leur contribution, développent leur individualité dans le débat collectif, forgent l’espace de liberté et d’humanité si absent aujourd’hui.

A nous de leur faire la proposition!