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23 septembre : l'Ugict sur le front des libertés syndicales

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23 septembre : l'Ugict sur le front des libertés syndicales

Le mercredi 23 septembre, l’Ugict-CGT s’inscrit dans l’action nationale pour les libertés syndicales organisée par la CGT. L’objectif est de mettre en évidence la permanence des cas de discriminations liées à l’engagement syndical des Ingénieurs, Cadres et Techs (ICT) et les atteintes à la liberté d’expression dont ils sont victimes. Cette initiative est aussi l’occasion de réaffirmer que l’Ugict- CGT reste l’organisation syndicale la plus efficace pour défendre les ICT et construire avec eux le syndicalisme d’avenir.

Dans la plupart des entreprises et des administrations, afficher son appartenance syndicale, ou annoncer sa candidature sur une liste CGT peut conduire à être rapidement mis à l’écart et discriminé.

L’absence d’accord sur l’exercice du droit syndical, incluant des règles pour garantir une évolution professionnelle des militant-e-s détaché-e-s occasionnellement pour activité syndicale, conforme à l’ensemble des salariés de même niveau, entraîne la multiplication des discriminations.

L’arbitraire, lié à la gestion individualisée des salarié-e-s ICT, favorise les discriminations salariales (part variable managériale, augmentation individualisée…) ; sur les emplois (conditions d’attribution des postes à responsabilité arbitraires) ; sur les carrières, par le biais du système d’appréciation individualisée opaque et fondée sur des mauvais critères ; etc.

Ce management basé sur cette gestion individualisée facilite les sanctions contre les ICT sur le volet « comportemental ». Ainsi, les directions ont la main pour évaluer les ICT : sur leur « enthousiasme » à porter la stratégie définie sans eux, dans la négation de leur rôle contributif ; et ensuite sur leur valeur professionnelle.

 

Sur la liberté d’expression dans l’entreprise et l’administration

Les interdits sur la liberté d’expression pèsent, de plus en plus, pour un encadrement qui ne peut plus exercer pleinement ses qualifications et sa responsabilité sociale.
Or, c’est la liberté d’expression qui permet de sortir des injonctions contradictoires et de construire collectivement des solutions. C’est en libérant la parole de l’encadrement que le plein exercice professionnel sera garanti, ainsi que le respect de l’éthique professionnelle et qu’on permettra de donner du sens au contenu du travail.
Cette question majeure concerne, bien évidemment, le syndiqué et le militant, mais aussi le salarié ICT voulant exercer sa responsabilité sociale et/ou sociétale, comme un lanceur d’alerte, par exemple.

Ce sujet est particulièrement prégnant à l’heure où notre modèle de société est bouleversé par des évolutions qui rendent encore plus légitime la remise en cause des choix stratégiques et du management en place. Permettre aux ICT d’exercer leur pleine responsabilité professionnelle et sociale est un levier pour changer le management dans l’entreprise et les administrations.

 

L’Ugict-CGT référence syndicale pour défendre leurs droits et en conquérir de nouveaux

Il s’agit de faire valoir la liberté de se syndiquer et de ne plus hésiter à prendre des mandats syndicaux. Nous devons donner confiance en montrant que l’Ugict lutte pour le respect des libertés syndicales et du droit d’expression des ICT. Montrer que l’Ugict porte la nécessité de nouveaux droits pour les ICT, afin de leur permettre le plein exercice de leur responsabilité, à la fois professionnelle et sociale, en donnant du contenu à notre éthique : « professionnellement engagés, socialement responsables ».

L’objectif est de montrer que nous sommes efficaces pour défendre les droits des salarié-e-s qualifié-e-s à responsabilité. Nous mettrons en particulier en avant le fait que nous agissons sur l’ensemble des discriminations. Et que nous avons un outil performant reconnu par les tribunaux, la méthode François Clerc, qui nous permet d’obtenir des résultats sûrs pour rétablir les discriminé-e-s dans leurs droits. Que nous nous battons pour la mise en place d’une action de groupe afin de rendre encore plus dissuasif pour les employeurs les atteintes aux libertés d’expressions qu’elles soient syndicales ou d’ordre d’éthique professionnelle.

Les interdits sur la liberté d’expression pèsent sur un encadrement qui ne peut plus exercer pleinement ses qualifications et sa responsabilité sociale.
Publié le jeudi, 27 août 2015 dans Cadres Infos numéro 720à télécharger ici en .pdf