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Cadres de la plasturgie - La CGT attaque un accord inégalitaire

Justice

Un abattement de 5 % sur les salaires des jeunes diplômés embauchés, c’est l’accord signé dans la plasturgie et qui prévaut aujourd’hui. En réponse à ce dispositif injuste et inégalitaire, la Fédération Nationale des Industries Chimiques (FNIC-CGT) et l’UGICT-CGT saisissent le Tribunal de Grande Instance de Nanterre afin de faire annuler au plus vite ces dispositions de salaires des cadres débutants.

jeudi, 18 décembre 2014 | Cadres Infos numéro 713à télécharger ici en .pdf
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La lettre .info

Désormais, le low cost devient un classique de la gouvernance d’entreprise. Secteur fort de
130 000 salariés, de 2 000 entreprises, la plasturgie est présente dans de nombreux domaines de l’industrie et est régionalement très implantée dans le Sud-est de la France et les Pays de Loire.
En décembre 2004, un premier accord sur la grille de salaires propose un salaire minimum mensuel amputé de 11 %, sur 24 mois, pour les cadres débutants, sous-entendu les nouveaux diplômés n’ayant aucun « passé professionnel ».


En janvier 2013, cet abattement sur le salaire minimal mensuel ramené à 5 %, au coefficient 900 (1er coefficient cadre) toujours sur 24 mois, grâce aux interventions de la CGT, seul syndicat à combattre cette violation de l’égalité de traitement.


EN DESSOUS DU MINIMUM CONVENTIONNEL


En effet, cet accord signé le 1er octobre 2013 par la Fédération Patronale de la Plasturgie, la CFDT, la CFTC et la CGC, viole le principe d’égalité de traitement.


Ces dispositions pénalisent tout nouvel arrivant, titulaire d’un BAC+5 sans « passé professionnel » (les stages et les cursus en alternance ne sont pas pris en compte). Un salaire d’embauche, en-dessous  du minimum conventionnel, remet en cause les principes fondamentaux d’une convention collective nationale (CCN), laquelle a pour vocation de protéger les salariés en leur garantissant un minimum conventionnel défini.


Pour la CGT, il est donc inconcevable que le gouvernement puisse accepter, voir étendre, un accord de ce type. La Fédération Nationale des Industries Chimiques et l’UGICT-CGT dénoncent cette pratique qui va à l’encontre et du principe « à travail de valeur égale, salaire égal » et de la jurisprudence.
Les cadres sont de plus en plus embauchés, non en CDI, mais sur des missions de 24 mois.


L’attractivité de la branche passe par le respect de la CCN et par la reconnaissance des diplômes et des qualifications de l’ouvrier au cadre, dans une vraie grille de classifications et de salaires.

 
Pour une véritable grille de salaires


La FNIC-CGT est la seule organisation syndicale de salariés de la plasturgie à véritablement combattre la violation d’égalité de traitement et exige :
- l’abrogation définitive de l’article « 5 » de l’accord du 1er octobre qui touche au premier coefficient cadre (900) ;
- la mise en place d’une véritable grille de classifications et de salaires.