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Cadres Infos 710

Cadres Infos 710

Sommaire

Edito : Droit à la déconnexion et la maîtrise du temps de travail

Les enjeux des élections professionnelles dans la Fonction publique. Lire l'article

La parole des travailleurs sociaux. Lire l'article

Forfaits en jours, droit à la déconnexion : des campagnes indissociables. Lire l'article

 

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jeudi, 02 octobre 2014 | Cadres Infos numéro 710à télécharger ici en .pdf
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La lettre .info

Edito

Droit à la déconnexion et la maîtrise du temps de travail

Contrairement aux polémiques alimentées par le MEDEF, le temps de travail des salariés reste supérieur à 35 heures. Il s’élève à 39,5 heures en moyenne et à 44,1 heures pour les cadres. Ces chiffres officiels sont encore bien loin de la réalité : 75 % des cadres et 39 % des salariés déclarent utiliser les technologies de l’information et de la communication pour leur usage professionnel sur leur temps personnel et jusque dans les transports.

L’usage intensif des TIC pour des raisons professionnelles en dehors des horaires et lieux de travail constitue donc un forfait jour qui ne dit pas son nom. Une généralisation qui conduit à une disponibilité permanente et sans limite et remet en cause le droit du travail qui garantit que le lien de subordination entre le salarié et l’employeur doit être délimité dans le temps. Ce travail n’est en général ni comptabilisé, ni payé. Nous assistons donc à un mouvement d’explosion du travail dissimulé chez les ICT.

L’objectif de la campagne de l’UGICT est donc double :
•    Protéger la vie privée et les temps de repos des salariés et garantir l’application de la loi sur les temps de repos et de travail de nuit et le dimanche : instituer un droit à la déconnexion
•    Obtenir une réduction effective du temps de travail des ICT et un encadrement des forfaits jours.

Nous souhaitons restituer aux ICT les moyens d’être autonomes et de maîtriser leur temps de travail, et mettre le patronat en face de ses responsabilités : c’est à l’employeur de garantir le respect de la législation sur le temps de travail et de repos, pas au salarié.
Nous exigeons des droits et des outils pour faire respecter la loi, pas un discours culpabilisateur.

Sophie Binet, secrétaire générale adjointe de l’UGICT-CGT