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L’éthique professionnelle et la révolution numérique

L’éthique professionnelle et la révolution numérique

Le numérique séduit autant qu’il inquiète. Jamais dans l’histoire syndicale, un bouleversement aussi rapide et profond des pratiques professionnelles n’a été observé. Et les ICT sont en première ligne. De leur habilité à comprendre et maîtriser cette révolution dépend la sauvegarde de l’éthique professionnelle, la reconstruction des collectifs de travail, la cohérence et le développement du progrès social.

vendredi, 30 octobre 2015 | Cadres Infos numéro 722 à télécharger ici en .pdf
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La lettre .info

Le management 2.0 est plus une question de changement social qu’une affaire technologique. La diffusion des outils numériques, et les nouvelles formes de travail qui l’accompagnent, suscite de nouveaux questionnements sur le rôle du manager et la nécessaire construction d’un nouveau type de management.

Hier, déjà, la fonction principale des managers et des personnels d’encadrement a été réduite à la transmission de la politique de l’entreprise dont il était le garant. Pourtant, le plein exercice de ses responsabilités nécessite toujours de disposer d’une marge d’autonomie suffisante à l’égard de la direction, pour impulser ses propres initiatives, être à l’écoute du personnel qui compose les équipes de travail, pour pouvoir transmettre à la hiérarchie les attentes et les propositions. La liberté de pensée et d’opinion au sein de l’entreprise et du collectif de travail, notamment lors des réunions professionnelles, reste déterminante pour exercer pleinement son métier.

L’avènement du numérique, les formes inédites d’organisation du travail, reposant sur des relations hyper connectées et sur une conception étendue de l’entreprise à travers la nouvelle communauté de travail. Elle qui englobe maison mère, filiales, sous-traitants, prestataires, refondent le travail collectif. Dans ce nouveau contexte, le lien plus élastique avec l’entreprise va nécessiter la construction de relations basées sur la confiance et sur le respect des qualifications, du savoir-faire et de l’éthique professionnelle de chacun. Des conditions indispensables au bon fonctionnement du collectif de travail.

Les interrogations sont multiples et les enjeux énormes

Quelle sera l’utilisation des outils numériques : flicage ou facilitation du travail ? Quel sera la fonction du collectage et quelle maîtrise des informations relatives aux salariés par les directions d’entreprise ? Quelle sera l’utilisation de ces données et où vont-elles être stockées ? De quels moyens vont disposer les DRH et les managers pour accompagner la transformation numérique génératrice de gains de productivité ? Quelle part va être laissée à l’initiative individuelle dans ce nouveau cadre de travail ? Quelle prise en compte de l’intelligence individuelle et de l’esprit d’innovation de chacune et chacun ?

 

L’Ugict-CGT organise une journée d’étude le 26 novembre avec les organisations CGT pour apporter et mettre en débat ses propositions dans le prolongement de sa campagne sur le numérique et la RTT. 
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