Menu

Soutenir les TPE et les PME pour créer de l’emploi en France

clavier

Alors que la désindustrialisation n’en finit pas de peser sur notre économie – la part de l’industrie est passée de 24% du PIB en 1984 à 12% en 2014-, que les unités de production ne cessent de se réduire, les TPE constituent un maillage important dans le tissu industriel. Un maillage qu’il faut préserver, soutenir et développer. Les start-up ne sont-elles destinées qu’à être absorbées par les grands groupes ? Cette situation n’est pas une fatalité.

jeudi, 13 octobre 2016 | Cadres Infos numéro 730à télécharger ici en .pdf
Imprimer

La lettre .info

Alors que les TPE/PME créent de l’emploi, le pacte de responsabilité (40 milliards d’euros) et le Crédit Impôt Recherche, profitent avant tout aux grands groupes et sont redistribués en dividendes. Ils n’ont réussi qu’à préserver certains emplois ou retarder des Plan de Sauvegarde de l’Emploi ( PSE ).
Notre objectif est de favoriser l’emploi dans les TPE et les PME.

La CGT demande de revoir :

  • Les conditions d’accès aux crédits, en abaissant les charges d’emprunt et de commissionnement pour les PME/TPE ;
  • L’accès aux aides publiques, en évaluant les dispositifs existants et en conditionnant l’accès aux aides au respect de critères tels que les créations d’emplois stables, l’investissement dans la recherche et la formation, l’égalité de traitement hommes/femmes, etc. ;
  • L’impôt sur les sociétés, souvent plus lourd pour les TPE/PME que pour les grandes entreprises, en le modulant en fonction du comportement des sociétés en matière d’emploi, d’investissement productif, de formation, de recherche... Il est aberrant que les plus grosses entreprises soient les moins imposées : 33 % pour les TPE et 0 pour les multinationales.
  • Les relations interentreprises, en équilibrant les relations entre les types d’entreprises et en passant de la sous-traitance à la « cotraitance », pour améliorer les conditions salariales et sociales dans les TPE/PME ;
  • Les salaires et qualifications, en revalorisant les salaires et en garantissant la reconnaissance des qualifications et le déroulement de carrière, comme la situation des salarié-e-s des TPE/PME l’exige et comme le demandent les salarié-e-s de ces entreprises.
  • La lutte contre la fraude fiscale et le dumping salarial en renforçant les moyens de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF).

 

Responsabiliser les multinationales et donneurs d’ordres

Les entreprises ( publiques, privées, collectivités locales ) donneuses d’ordres, doivent se responsabiliser sur les conséquences sociales et environnementales de leurs stratégies et de leur gestion. Ainsi, le dépassement des délais de paiement, responsable d’un tiers des faillites, doit être sévèrement et immédiatement sanctionné.
La responsabilité sociale des entreprises doit subordonner l’attribution de subvention ou de marchés publics au respect de critères sociaux ou environnementaux.
Les droits des salarié-es des entreprises sous-traitantes doivent être harmonisés sur ceux des entreprises donneuses d’ordres.
Quant à la sous-traitance en cascade, elle doit être interdite.

 

A quoi sert mon vote ?

 

  • À élire vos représentants-es pour les commissions paritaires TPE

  • À déterminer la représentativité de chaque organisation syndicale 

  • Ouvrir la capacité à signer des accords dans les branches et au niveau interprofessionnel

  • Déterminer le nombre de conseillers aux prudhommes

  • Assurer la représentation au niveau national et local dans toutes les instances consultatives
  • 
Assurer la représentation dans les instances paritaires qui gèrent la formation professionnelle, les retraites, l’assurance chômage...