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De la pertinence des sciences sociales

La connaissance libère

« Manifeste, la connaissance libère » Collectif. Champ libre aux sciences sociales. Editions du Croquant la Dispute.

« Nous universitaires et chercheurs en poste ou précaires éditeurs et éditrices, libraires enseignants, lectrices et lecteurs, journalistes de terrain, décidons d’agir ensemble pour restaurer la place de la fonction critique des sciences sociales et travailler à l’articulation entre tranchant critique des luttes sociales et vif de la critique en sciences social. Ce manifeste est le premier acte d’une lutte collective »

jeudi, 28 novembre 2013 | Livres et documents
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La lettre .info

Cette profession de foi rassemble plus de 500 chercheurs en sciences sociales : sociologues, historiens ethnologues, chercheurs en sciences politiques ou encore économiste hétérodoxes. Les signataires de ce manifeste vivent la méfiance, voire le rejet de sciences dites « molles » par le tenants de la pensée unique, ceux qui confondent économétrie et économie tant il est vrai que l’analyse critique qui reste l’essence même de ces disciplines dérange la doxa de la loi du marché. « There is no alternative », ce slogan cher à madame Thatcher, est décliné par la bonne société libérale comme préambule à tous les débats.

Seulement, les sciences sociales ne cessent de rappeler que « ce que l’histoire a construit, elle peut le déconstruire » à ce titre, elles deviennent gênantes voire subversives pour la logique ambiante. Ils vivent aussi la lente marginalisation des sciences sociales au sein des institutions universitaires faute de moyens que l’on accorde plus à des études qui souvent déconstruisent les paradigmes dominants.

Leur volonté est d’aller vers les citoyens d’échanger avec eux là où on ne les attend pas ou trop. La connaissance libère. Elle émancipe aussi.

« Manifeste, la connaissance libère » Collectif. Champ libre aux sciences sociales. Editions du Croquant la Dispute. Mai 2013 64 pages. 5 €