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Vive la Co-révolution, pour une société collaborative

Vive la Co-révolution, pour une société collaborative

Il y a des temps immémoriaux, en 1973, Jacques Doillon, Alain Renais, Jean-Rouch portaient sur l’écran l’esprit de la BD du dessinateur Gébe : « l’AN 01 ».

mercredi, 06 février 2013 | Livres et documents
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La lettre .info

Le gimmick de cette œuvre de réflexion sociale se résumait ainsi : « On arrête tout, on réfléchit et c’est pas triste ». Le fond de l’air était rouge, les réseaux alternatifs fleurissaient dans tous les domaines  : consommation, production, enseignement, habitat, culture, loisirs etc. A l’époque internet n’existait pas et les médias fédérateurs se résumaient à quelques journaux nationaux comme La gueule ouverte, des publications locales, ou spécialisées. L’information circulait ainsi, lentement et par contact direct de proche en proche. La lecture de l’ouvrage d’Anne-Sophie Novel et Stéphane Riot évoque, sans aucun doute, cette même volonté de construction d’une contre culture et d’utopie opérationnelle au quotidien, de fonctionnement en réseaux.

Aujourd’hui, les auteurs parlent de Co-révolution, du fonctionnement en réseaux sociaux. Ils revisitent les rouages de la société sous l’angle de la communication immédiate qu’offrent les NTIC. Ils pointent « le développement d’un sentiment communautaire, d’un besoin de se connecter » qui serait la base d’une civilisation fondée sur l’empathie et de « reprendre ainsi le cours de notre humanité ».

Il s’agit pour eux d’une Co-révolution qui s’impose à nous par la force des avancées technologiques, économiques et sociales, par la nécessité de trouver un nouveau paradigme économique environnemental et sociétal et nous incite ainsi à réfléchir sur l’hyper consommation en tant que fondement du système.
Les auteurs développement un chapitre sur le management collaboratif qui n’est pas sans intérêt, pour sa composante développement durable et la RSE.

Vive la Co-révolution, pour une société collaborative.
Anne-Sophie Novel, Stéphane Riot. Editions Alternatives. Mai 2012,
230 pages, 17 euros.