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Site du congrès

Un site web dédié au congrès de l'UGICT-CGT. Vous y trouverez notamment la synthèse des travaux, les vidéos du congrès, et le document d'orientation.

mardi, 24 avril 2012 | Sites dédiés
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La lettre .info

http://www.congres.ugict.cgt.fr/

Présentation générale des travaux du congrès

Le 16ème Congrès de l’Ugict-CGT s’est tenu du 29 mars au 1er avril 2011, au Palais « Opéra » de Vichy. Il a réuni 402 participants dont de nombreux jeunes délégués,  une présence significative par rapport aux congrès précédents.

Le choix de la direction sortante d’ériger en axe stratégique la réponse aux besoins et attentes des jeunes diplômés, dépassant la notion même de « priorité jeunes » qui avait prévalue jusqu’ici, s’est répercuté dans ce Congrès.

Un nouveau style a marqué le déroulement des travaux avec, notamment, la conjugaison de projections de vidéos reprenant des expressions de syndiqués ou de délégués, avec des tables-rondes thématiques, des apports extérieurs, des animations (dessins, clowns) et des débats entre délégués.

Pour les délégués, l’intérêt des débats, leur caractère constructif se révèlent très positifs. Ainsi, l’absence de postures convenues, a permis des échanges d’arguments  pris en compte dans les orientations.

Le Congrès s’est voulu lui-même un élément de réponse par ses réflexions, débats et décisions, à la situation générale de crise et de recherche de perspectives actuelle pour les ingénieurs, cadres et techniciens.

S’opposant aux choix du déclin et du pilotage par la finance, du repli sur soi, du racisme et de la xénophobie, des politiques d’exclusion, d’austérité et de surexploitation, le Congrès de l’Ugict-CGT a décidé de s’appuyer et de valoriser les atouts de notre pays, que sont l’élévation des qualifications de ses salariés, sa diversité, sa démographie, sa capacité d’engager de luttes solidaires, de résistance et d’innovation sociale.

Libérer la parole des ICT, afin qu’ils expriment leurs exigences de reconnaissance et leur recherche de sens dans le travail est le fil conducteur des luttes et de la syndicalisation. Il nourrit trois axes transversaux :

Répondre aux attentes générationnelles, c’est-à-dire assurer un travail épanouissant aux jeunes diplômés. Cette ambition suppose de rompre avec la précarité durable et d’enclencher une véritable dynamique d’initiatives et de luttes, comme y incite la résolution « Jeunes diplômés », votée par le Congrès. La CGT et son Ugict doivent devenir la référence syndicale des jeunes diplômés, y compris sur les réseaux sociaux :

  • multiplication des stages « Comment syndiquer les jeunes diplômés ? »,
  • initiatives avec d’autres syndicats et associations de jeunesse sur la précarité des jeunes diplômés,
  • poursuite des interventions lors des salons de l’emploi,…

Développer un management alternatif au « Wall Street management » actuel qui « parce qu’il tue le travail, tue au travail ». Le plein exercice de la qualification avec sa reconnaissance salariale et dans les responsabilités, ainsi que dans l’expression du rôle contributif de chacun, est au cœur de cette transformation. Décisions prises :

  • s’attaquer au chantier de l’évaluation, avec des modules de formation sur l’entretien individuel, destinés aux ICT ;
  • reprendre l’offensive sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes en matière de salaire et d’accès aux responsabilités ;
  • poursuivre le stage avec l’Institut du travail de Strasbourg sur le management pour concrétiser notamment le droit de refus et d’alternative sans sanction.

Renouveler le syndicalisme par la reconstruction de liens sociaux, en réponse à l’atomisation du salariat et de la société. En effet, développer une solidarité entre ICT et avec les autres salariés passe par la défense et la conquête de droits et garanties collectives pour les salariés qualifiés à responsabilités. Le Congrès a décidé :

  • d’agir sur la base de la défense du statut cadre, pour un nouveau statut de l’encadrement et de l’expertise, partie intégrante du nouveau statut du travail salarié que revendique la CGT. Ce nouveau statut de l’encadrement et de l’expertise veut asseoir le rôle démocratique nouveau qu’ont à jouer les ICT dans le fonctionnement et la définition des entreprises.
  • Une consultation nationale des professions techniciennes a été lancée, afin de traduire au plan revendicatif et transversal les exigences de reconnaissance qui se manifestent dans de nombreux métiers ou professions.

La nécessité de répondre à l’éclatement et à l’atomisation des liens sociaux a amené le congrès à faire siennes les orientations du 49ème Congrès confédéral, invitant à une réflexion sur des formes d’organisations CGT couvrant tout le territoire, toutes les professions et tout le salariat. En ce qui concerne l’organisation de l’activité spécifique aux ICT, Bernard Thibault a pointé les deux écueils à éviter : « celui de nier la spécificité ICT, en en faisant des salariés comme les autres, et celui de refuser de les considérer comme des salariés au même titre que les autres ». Cette mise en garde se traduit, en matière d’organisation, par le rejet tant des structures Ugict travaillant en parallèle que des structures générales globalisantes.

  • L’objectif est donc de multiplier des formes d’organisations traitant partout et efficacement la spécificité ICT, en prenant, notamment, en compte la  nouvelle loi sur la représentativité.
  • La création d’un collectif, chargé du déploiement CGT sur les sièges sociaux, a été actée dans le cadre de l’effort à promouvoir sur les grandes concentrations d’ICT.

L’élection de la nouvelle direction de l’Ugict témoigne d’un accord sur le sens général du congrès et l’innovation qui s’y sont manifesté. Un renouvellement important des membres de la Commission exécutive (60 %) et du Bureau (50 %) a été effectué. La nouvelle Commission exécutive atteint pratiquement la parité (47 % de femmes) et un rééquilibrage des âges a été réussi (1/3 de plus de 50 ans, 1/3 entre 40 et 50 ans, 1/3 moins de 40 ans), avec l’entrée d’un nombre significatif de jeunes diplômés (15 %), notamment d’anciens de l’Unef. L’élection de la Commission exécutive, sans aucune rature nominative, témoigne aussi de l’état d’esprit du Congrès.

Marie-José Kotlicki et Jean-François Bolzinger ont été réélus comme Secrétaire générale et Secrétaire général adjoint. Deux nouveaux camarades font leur entrée au Secrétariat : Fabrice Hallais (BNP Paribas, 37 ans) et Jean-Luc Molins (France Télécom, 48 ans).

Au cours de ce Congrès, en dehors de nombreuses innovations, c’est un changement d’état d’esprit qui a émergé. Cette réelle mutation est sans doute liée à la volonté de traiter la spécificité ICT dans toute la cohérence CGT et de chercher à répondre aux attentes générationnelles. Cette dynamique invite à en tirer, d’ors et déjà, les conclusions en commençant à discuter de la manière dont nous voulons fonctionner ou améliorer notre fonctionnement, en s’appropriant ce qui a été décidé et en le faisant connaître, en prenant les initiatives nécessaires à la mise en œuvre des axes du congrès.

Des syndicats d’entreprises, ou départements, ont ainsi dès la sortie du Congrès décidé de construire des formations ou de cibler un travail sur les jeunes diplômés ou encore sur la consultation nationale des professions techniciennes.

Les travaux du congrès font l’objet d’un compte rendu dans Options, dans Cadres-infos et sont en ligne sur internet. Ils seront restitués dans un DVD à destination de tous les affiliés Ugict. L’objectif est d’inciter chaque organisation à s’interroger sur ce qu’il y a lieu d’entreprendre différemment, d’innover en liaison avec toute la CGT. Le fait que le Congrès de l’Ugict porte ses fruits relève maintenant de la responsabilité de tous.