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Histoire de l'UGICT-CGT

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Histoire de l'UGICT-CGT

Quelques repères pour une histoire de l’Ugict

 

Le 11 mai 1963, une conférence tenue à Paris et rassemblant plus de 400 délégués décide de donner une impulsion nouvelle à l’activité de la CGT en direction des Ingénieurs, Cadres et Techniciens.


Le besoin d’une activité spécifique et d’une organisation correspondante a grandi en lien avec les aspirations de ces catégories. Leur importante participation aux actions revendicatives dans les mines, chez Neyrpic ou à l’EDF sur des questions de salaires, de reconnaissance des qualifications des jeunes ingénieurs démontrait que des évolutions rapides et positives se produisaient dans ces catégories.
La CGT entendaient y répondre avec son UGIC en lui donnant un nouvel élan, sur la base d’une conception d’activité de masse en convergence avec les ouvriers.


Il s’agissait dans le même temps de ne pas laisser les ICT se tourner vers la seule réponse catégorielle pour répondre à leurs attentes.
Cette conférence marque véritablement le départ de l’organisation spécifique de la CGT envers les ICT.

Depuis lors quelques dates essentielles nous renseignent sur l’importance jouée par l’Ugic(t) dans la vie sociale et l’histoire de la CGT.
L’Ugic s’est tout d’abord fortement impliquée dans l’impulsion de choix alternatifs et a mené l’action pour que de grands projets voir le jour : Le Concorde, Ariane, le Plan calcul…

Les 15 et 16 mai 1965, lors d’un congrès, le 1er N° d’Options est publié.

EN 1969, à son 3ème congrès, l’Ugic décide d’intégrer le T de techniciens.
L’Ugic devient l’Ugict.


Le grand mouvement de grève de mai juin 1968 avait révélé l’arrivée massive d’une catégorie en plein essor, jeune, diplômée, exigeante : les techniciens, considérés comme des ingénieurs en puissance et qui devaient naturellement se situer dans la même formation syndicale spécifique qu’eux.


Une autre particularité se manifeste progressivement à cette époque, c’est l’importance grandissante du nombre de femmes cadres : ainsi l’ugict organise un colloque, le 24 octobre 1970 sur « les  problèmes des cadres féminins ».


Le développement des luttes dans les années 1970, la nécessité de les impulser, conduisent l’Ugict  organiser un premier grand rassemblement revendicatif sur le parvis de la gare Montparnasse, le 16 octobre 1979. Ce sera un grand succès avec la participation de plusieurs milliers d’Ingénieurs, cadres et techniciens.


L’Ugict est en plein déploiement et contribue activement aux actions sur les conventions collectives et les classifications ; elle contribue à la lutte pour la reconnaissance des BTS et DUT, au développement de la formation permanente, autant de sujets sensibles pour l’encadrement ; elle impulse une réflexion sur la gestion démocratique des entreprises. Ainsi se développe le besoin de faire des propositions sur les droits d’interventions et d’expression dans les entreprises, d’autant que cette question est portée par le pouvoir politique après 1981 et contenue dans les lois Auroux.


Dans ce sens l’Ugict publie « une charte des libertés pour l’encadrement ».

 

Le 24 octobre 1985 se tiend un grand rassemblemnt des ICTAM à Beaubourg à l’appel de l’Ugict sur l’ensemble des problèmes revendicatifs.


En 1987, afin de mieux marquer sa particularité dans le monde syndical, de mieux se faire reconnaître par les Ictam dans la préparations des élections prudhomales et au-delà, l’ugict se dote d’un logo : le coquelicot .


Le 15 novembre 1988, de nouveau l’Ugict appelle à manifester. Plusieurs milliers d’Ictam iront de Saint Lazare à La République à Paris pour leurs revendications.


Les années 1990 sont marquées par d’importantes mobilisations sur la réduction du temps de travail à 35h, pour que les RTT n’oublient pas l’encadrement !


La bataille pour les retraites mobilise fortement l’Ugict qui se place à la pointe de l’argumentation pour la sauvegarde du système par répartition.


L’évolution et la détérioration de la gouvernance des entreprises conduit plusieurs organisations de cadres et ingénieurs dont l’Ugict à publier une charte sur « la responsabilité sociale des cadres » afin d’opposer une résistance aux risques que les directions d’entreprises font courir aux salariés, à l’environnement, à l’emploi…Il s’agit de permettre à ces catégories d’exercer pleinement leur qualification.


Plus récemment, dans le prolongement des décisions de son 15ème congrès tenu à Marseille en mars 2007, pour faire face à l’évolution du management des entreprises, l’Ugict développe des propositions pour un management alternatif, respectueux des hommes et femmes qui le mettent en œuvre, de l’ensemble des salariés qui oeuvrent dans tous les secteurs d’activité de la société.

Publié le jeudi, 19 avril 2012 dans notre syndicalisme