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[FICHE 15] Elections professionnelles, suivi et activité des instances représentatives du personnel (IRP)

La représentativité de la CGT et donc sa capacité à peser sur les négociations et le rapport de forces est fondamentale. Celle-ci se traduit par son poids dans les instances représentatives pour défendre les orientations syndicales, le nombre de conseillers prud’homaux et les moyens militants qu’elle peut mettre en œuvre pour s’organiser et défendre l’intérêt des salariés.

mardi, 24 juillet 2018 | Orientations
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La lettre .info

Elle traduit également une mesure concrète pour atteindre le syndicalisme de masse que nous nous sommes fixé.

Nous constatons assez logiquement que plus il y a de vote CGT plus il est facile de mener les luttes et de se renforcer.
C’est pourquoi, le recul de la CGT au niveau de deuxième confédération syndicale du privé doit faire réagir l’ensemble de notre organisation. Dans le 1er collège, la CGT perd 75 071 voix (dont 54 747 pour les seules élections TPE). Dans les 2ème et 3ème collèges, il y a 277 739 votants supplémentaires. La CGT progresse de 21 899 voix, mais baisse de 1,7 point, et passe troisième organisation syndicale avec 2 700 voix derrière la CFE-CGC. Ceci s’explique d’abord par notre déficit d’implantation syndicale, et le fait que 469 354 salarié·e·s aient pu voter pour des listes CFDT alors qu’il n’y avait pas de listes CGT.

Sur le 3ème collège, ce différentiel est de 204 484 salarié·e·s qui peuvent voter pour la CFDT et n’ont pas de liste CGT, et sur le 2ème collège, ce sont 223 780 salarié·e·s qui peuvent voter pour la CFDT et ne peuvent pas voter pour la CGT. De même, dans le 3ème collège, 78 % des cadres peuvent voter pour la CGC alors qu’ils ne peuvent s’exprimer pour la CGT qu’à hauteur de 58 %.

Ce résultat de la dernière audience syndicale nationale a mis en exergue notre déficit d’implantation dans les PME, dans le secteur des services et chez les ICTAM alors que leur nombre augmente.

L’un des freins au développement de la CGT réside dans les discriminations syndicales. La lutte contre cette discrimination syndicale est un élément essentiel pour favoriser l’engagement des salariés au sein de la CGT et la présentation de liste, notamment dans les 2ème et 3ème collèges.

L’une des conséquences de cette discrimination réside aussi dans la crainte de devoir cesser toute activité professionnelle ou de stagner dans sa carrière professionnelle ou dans son évolution salariale. Le rapport de forces collectif est le meilleur moyen de lutter contre les discriminations. C’est ce qui permet de gagner la reconnaissance des expériences acquises pendant le mandat syndical, à l’instar de l’entreprise Airbus au sein de laquelle une équivalence a été mise en place par exemple entre la fonction de secrétaire de groupe avec celle de cadre supérieur, ou le rattrapage des retards dans le déroulé de carrière ou de rémunération en négociant un accord permettant la progression au délai moyen des permanents syndicaux.

Il existe un autre frein à l’engagement syndical c’est la peur d’avoir trop de responsabilités, de se couper du monde professionnel et de perdre un certain équilibre entre engagement syndicale et vie personnelle.

En 2018, l’enjeu majeur portera sur les élections dans la fonction publique à la fois pour maintenir notre place de première organisation syndicale du public et bien sûr en consolidant les résultats des élections dans le public et le privé.

 

Nos engagements

 

Construire un plan de travail ciblé en lien avec les organisations


À partir du calendrier prévisionnel des élections professionnelles transmis par l’espace «Vie syndicale», notre objectif est de construire un plan de travail croisé sur les 2ème et 3ème collèges dans un nombre ciblé de professions et de territoires, avec à la fois un accompagnement des syndicats généraux pour leurs élections, et le ciblage de nouvelles implantations pour négocier des protocoles électoraux et assurer la présence de listes CGT 2ème et 3ème collèges en partant de la réalité de terrain (remontée des besoins, contexte professionnel, implantation syndicale...).


Accompagner l’implantation de nouvelles bases


Il nous faut construire des outils pour accompagner nos organisations et nos syndiqué·e·s dans l’implantation de nouvelles bases.
Parmi ces nouveaux outils, l’objectif est de mettre en place des systèmes de parrainage/ marrainage en préparation des élections, la mise à disposition d’un guide du droit syndical privé/public pour soutenir nos délégué·e·s et responsables syndicaux dans la négociation des accords de droit syndical. Les ICTAM qui font le choix de l’engagement devront aussi bénéficier d’un dispositif de suivi et d’accompagnement pour empêcher la discrimination syndicale. Enfin, une stratégie ciblée sur les entreprises de moins de 50 salarié·e·s pour empêcher la négociation d’accords dérogatoires avec des salarié·e·s non syndiqué·e·s devra être recherchée. Une convergence avec le 1er collège et/ou la CGT en territoire devra être systématiquement recherchée.


Conforter notre place de première organisation dans la fonction publique


L’Ugict-CGT a la responsabilité de mener, conjointement avec la confédération, une campagne électorale sur les sujets qui intéressent plus particulièrement les ICTAM afin de leur faire mesurer que la CGT est l’organisation syndicale de référence pour eux, car elle organise tous et toutes les salarié·e·s et travaille en parallèle la convergence d’intérêt. L’Ugict-CGT s’engage d’une part à relancer le collectif Ugict-CGT « Fonction publique » en lien avec les structures Ugict-CGT fonction publique et d’autre part, à mettre à disposition des outils (initiatives et expressions, notamment sur le new public management, les rôles et places de l’encadrement avec les multiples réformes de la fonction publique et le paie- ment de la qualification) permettant de faciliter le travail de terrain.


Faire des élus des acteurs du syndicalisme spécifique


Il nous faut renforcer les liens entre nos élu·e·s 2ème et 3ème collèges d’une part et entre eux et ceux du 1er collège d’autre part pour en faire des vecteurs de l’activité spécifique. L’Ugict-CGT mettra en place un dispositif permanent pour produire des outils de formation et d’accompagnement des élu·e·s, à l’image par exemple des guides sur le droit à la déconnexion et la prévoyance. Durant le mandat, une rencontre nationale des élu·e·s 2ème et 3ème collèges sera organisée.


SYNDICOOP : Un outil au service des organisations cgt


Syndicoop doit permettre aux organisations de la CGT de renforcer les liens et le travail avec les élu·e·s et mandaté·e·s en facilitant les échanges d’expériences syndicales et en améliorant le suivi et l’accompagnement des élu·e·s ICTAM. Syndicoop pourrait par exemple développer une base de données des accords avec des parties spécifiquement liées aux ICT. La mise en réseau des élus ICTAM se ferait ainsi dans le prolongement numérique de l’organisation, grâce à cette expérimentation de plateforme. Les syndicats peuvent la rejoindre sur décision de leurs instances. L’objectif est une plus grande appropriation collective des enjeux et un renforcement des structures collectives, avec une mise en œuvre concrète de la solidarité via plus d’horizontalité et de circulation de l’information.

 

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