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Cadres : L'Ugict-Cgt appelle à des mesures d'urgence salariale !

Salaires cadres

La Commission Nationale de la Négociation Collective se réunit ce vendredi 4 juillet pour faire le bilan de la négociation collective en matière de salaires. Les données concernant les salaires des cadres démontrent un tassement continu.

vendredi, 04 juillet 2014 | Communiqués
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La lettre .info

Depuis 2010, l’évolution des salaires moyens des cadres est inférieure à celle du plafond de la sécurité sociale, les salaires minima conventionnels des premiers niveaux de cadres dans le privé représentent en 2013 69% du plafond de la sécurité sociale contre 70% en 2007

La grille des cadres démarre à un montant inférieur à 75 % du plafond de la sécurité sociale dans 52% des branches en 2013 contre 41 % en 2007. Même en ce qui concerne les niveaux cadres les plus élevés des grilles de classification, 19 % des branches (contre 16 % en 2007) prévoient des minima inférieurs au plafond de la sécurité sociale. Le nombre de cadres rémunérés en dessous du montant du plafond de la sécurité sociale ne cesse d’augmenter et atteint 20,6% en 2012.


Cette dégradation générale des salaires s’explique notamment par :

  •     la persistance des inégalités salariales entre les femmes et les hommes qui sont encore plus criantes chez les cadres. Elles restent, selon les chiffres de l’AGIRC, en moyenne supérieure à 10 000 € brut annuel année après année (F/H 2012 = 49 816/62 047 ; F/H 2011 = 48 194/61 260 ; etc.).
  •     la non-reconnaissance des qualifications des jeunes diplômés à l’embauche. Selon l’APEC, la rémunération annuelle brute moyenne des jeunes diplômé de 2012 en emploi en 2013 est de 25 800 € pour l'ensemble des disciplines de formation avec comme moyenne la plus basse 18 500 € pour les diplômés « Lettres et arts », et la moyenne la plus haute de 31 600 € pour les diplômés de médecine.
  •     les politiques publiques qui accentuent ce tassement des salaires avec les exonérations de cotisations sociales accordées sur les salaires inférieurs à 1,6 SMIC. Elles coûtent 30 milliards d’€ à la protection sociale et constituent une trappe à bas salaire encourageant les employeurs à écraser les grilles salariales pour obtenir le maximum d’exonérations de cotisations sociales.
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La CGT des Ingénieurs, Cadres et Techniciens tire la sonnette d’alarme sur cette situation, qui explique le ras-le-bol des cadres et grève le financement des retraites complémentaires. C’est en nous appuyant sur l’emploi qualifié et sur sa reconnaissance que nous sortirons de la crise. Dans cet objectif, l’UGICT-CGT exige des mesures d’urgence:

1.    Un accord cadre sur les classifications pour imposer aux branches la reconnaissance des qualifications, l’égalité femme/homme, et un déroulé de carrière.

2.    L’ouverture immédiate de négociations dans les entreprises et les branches pour :

  •     L’égalité salariale immédiate entre les femmes et les hommes
  •     Des augmentations salariales générales au moins égales à l’évolution du plafond de la sécurité sociale
  •     Un plan de rattrapage salarial pour garantir qu’aucun cadre ne soit rémunéré en-deçà du plafond de la sécurité sociale

3.    Le conditionnement des aides publiques à la conclusion de négociation salariale et à la suppression des inégalités F/H dans les branches et les entreprises.