Menu

Cession "fantôme" chez Nestlé : chronique d'une mort annoncée

Cession "fantôme" chez Nestlé : chronique d'une mort annoncée

Le 31 décembre 2015, NESTLE décidait de céder une partie de son « activité » PURINA à un repreneur inconnu sur le marché français du nom de BOB MARTIN.

jeudi, 14 juin 2018 | Communiqués
Imprimer

La lettre .info

Elle omettait toutefois de préciser que cette « cession » se faisait sans transfert d'actifs et que le seul transfert réellement opéré était celui de 60 salariés contraints de quitter le groupe NESTLE dans une société qui à l'époque déjà, ne pouvait même pas présenter au CCE ne serait-ce qu'un début de prévisionnel d'activité ! 

Un collectif s’est rapidement monté pour dénoncer cette situation et ce simulacre de « cession ». 

Une première décision de justice du 5 avril 2017 a reconnu l'existence d'une cession « fantôme » et ordonné la réintégration chez NESTLE PURINA PECTAIRE FRANCE de deux salariés titulaires de mandats de représentation du personnel. 

Par ces décisions, le Tribunal Administratif de Melun a validé le fait qu'il n'y avait rien de tangible dans cette « cession » que ce n'était donc pas un transfert ! 

Depuis lors, la situation n'a cessé de se dégrader. 

Dès les trois premiers mois suivant le démarrage de l'activité de la société BOB MARTIN France, les résultats économiques se sont avérés désastreux jusqu'à ce que le jeudi 24 mai 2018, la société BOB MARTIN France informe ses salariés qu'elle déposait le bilan. 

Une audience s'est tenue le 28 mai 2018 devant le Tribunal de Commerce de Melun au cours de laquelle le redressement judiciaire de la société BOB MARTIN a été demandé et sera prononcé. 

Toutes les craintes des salariés étaient fondées ! 

Depuis le début de la présentation par la société NESTLE PURINA PETCARE France de ce "projet", NESTLE n'a pas voulu prendre ses responsabilités, plutôt que de mettre en oeuvre la solution légale de présenter un plan de sauvegarde de l'emploi, pour accompagner la sortie des salariés du groupe, elle a fait le choix d'une pseudo « cession » dont elle devra bien évidemment assumer les conséquences. 

Tous les salariés se battent aujourd'hui pour que justice soit rendue et que chacun assume pleinement ses responsabilités dans cette opération désastreuse.