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La révolution numérique : un enjeu syndical majeur pour les ingénieurs, cadres et techniciens [Dossier de presse]

La révolution numérique : un enjeu syndical majeur pour les ingénieurs, cadres et techniciens [Dossier de presse]

Suite à la conférence de presse du mardi 15 septembre 2015 sur le numérique et le travail, vous trouverez ici un dossier de presse en lien avec le rapport de Bruno Mettling "Transformation numérique et vie au travail" et les différentes initiatives de l'Ugict CGT sur le sujet, notamment sur le droit à la déconnexion.

mardi, 15 septembre 2015 | Communiqués
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La lettre .info

>> Rapport Mettling

Pour Marie-José KOTLICKI, secrétaire générale de l’Ugict-CGT :

« Ce rapport permet enfin que l’on parle du travail, alors que le gouvernement limite jusque-là le numérique aux stricts enjeux économiques. L’Ugict-CGT se félicite que Bruno Mettling ait refusé de céder aux sirènes du Medef qui voulait déroger à la directive européenne sur le temps de travail, assouplir encore le forfait jour et le généraliser à tous les salariés du numérique. Nous regrettons toutefois que les menaces en matière de suppression d’emplois soient occultées. Seule une réduction massive du temps de travail et un nouveau statut du travail salarié permettra de répondre aux ambitions du rapport : « refuser que le numérique ne soit le prétexte à remettre en cause les fondements de notre modèle social » (Bruno Mettling) ».

 

>> Save the date :

colloque sur numérique et travail

L’UGICT a fait de la révolution numérique une priorité d’intervention syndicale avec notamment l’organisation le 21 octobre prochain des Rencontres d’Options « La révolution numérique, un nouveau modèle économique et social ? » (programme à venir). À cette occasion, l’Ugict-CGT présentera ses propositions pour une économie numérique collaborative.

La révolution numérique est d’une portée équivalente à celle de l’imprimerie et va induire des changements économiques et sociaux de la même ampleur que les première et seconde révolutions industrielles. Son issue dépend du rapport de force : si les salariés ne se font pas entendre sur cette mutation profonde, elle peut se traduire par la suppression de millions d’emplois et des garanties collectives issues de 150 ans de luttes. À l’inverse, conduite au service du monde du travail et de l’intérêt général, la révolution numérique peut se traduire par l’émergence d’un nouveau modèle collaboratif et d’une économie de partage, décarbonnée, permettant d’ouvrir un nouveau cycle de progrès social, économique et environnemental. 

 

L’UGICT a donc fait de la révolution numérique une priorité d’intervention syndicale avec :

 

  • Le lancement de la campagne « Pour un droit à la déconnexion et une réduction effective du temps de travail » en septembre 2014
  • L’organisation le 28 janvier 2015 des Rencontres d’Options « Le Numérique, l’entreprise et le travail »
  • L’organisation le 21 octobre prochain des Rencontres d’Options « La révolution numérique, un nouveau modèle économique et social ? ». À cette occasion, l’Ugict-CGT présentera ses propositions pour une économie numérique collaborative. 

 Alors que cette révolution est beaucoup plus rapide que les précédentes et qu’elle ne fait que commencer, ses enjeux sont totalement occultés du débat public et ne sont pas débattus avec les salariés. Le rapport de Bruno Mettling, « Transformation numérique et vie au travail » permet enfin d’ouvrir le débat : il souligne la nécessité de prévenir et d’anticiper l’ensemble des risques que comporte cette mutation majeure, en « refusant que le numérique ne soit le prétexte à remettre en cause les fondements de notre modèle social ». Il occulte cependant les menaces en matière de suppression d’emplois et reste sur des ambiguïtés sur la façon de sécuriser le forfait jours.